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Comment Anne Hidalgo augmente la pression fiscale à Paris ?

12 décembre 2016

Anne Hidalgo pression fiscale

La promesse phare de campagne d’Anne Hidalgo était la non-augmentation des taxes directes (habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, taxe sur l’enlèvement des ordures, etc.).

Or, depuis plusieurs années, la capacité d’autofinancement de la Ville s’amoindrie :  les dotations de l’État ont baissé (-590 M€ entre 2015 et 2017), les recettes de fiscalité immobilières sont stables, les recettes de fiscalité des entreprises sont volatiles et la ville a dû augmenter sa participation au fonds de péréquation (+ 330 M€ sur 5 ans). Dans le même temps, Anne Hidalgo et la majorité ont amplifié l’effort d’investissement de la ville de Paris en le passant de 8,5 à 10 milliards d’euros sur l’ensemble de la mandature.

Anne Hidalgo doit donc trouver des solutions budgétaires pour pallier la baisse des recettes et l’augmentation des recettes. Heureusement pour elle, Anne Hidalgo avait promis de « mobiliser des recettes nouvelles. » (page 179 de son programme). Et sur ce point, elle n’a pas menti ! Le début de mandat d’Anne Hidalgo a donc été marqué par des orientations fiscales « nouvelles » pour combler le trou budgétaire de 400 M€ dans ses budgets 2016 et 2017.

Parmi ses orientations, on note :

– une « modernisation » (terme utilisé par la ville) de la taxe de séjour : + 10 à 15 M€

-une augmentation des redevances des usagers parisiens  de 3,7% 

– une augmentation des droits de mutation : + 140 M€

– une taxe spéciale sur les résidences secondaires : + 50 à 60 M€

– un durcissement des contrôles de stationnement : + 30 M€

– un durcissement de la politique de concessions : + 10 M€