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Les chiffres inquiétants de la Ville de Paris

13 décembre 2016

Le rapport de présentation budgétaire ne peut occulter :

En dépenses :

  • un niveau d’investissement qui ne bouge pas par rapport à 2016 : 1 690 millions (+3 millions /2016), dont 247 millions pour les acquisitions foncières et principalement pour le logement social ;
  • la hausse des dépenses de fonctionnement qui représentent 7, 8 milliards et progressent de 1,2% soit 81 millions mais qualifiées de » très modérées » ;
  • les charges de personnel s’élevant à 2 335 millions en hausse de 2,9% soit 66 millions ; justifiée par le « renforcement du service public de proximité avec la brigade de lutte contre les incivilités et la hausse de valeur du point d’indice », la masse salariale va ainsi s’alourdir de 248 postes titularisés entre 2017 et 2018 à la suite de 1947 titularisations entre 2013 et 2016, notamment liées à la mise en œuvre des rythmes scolaires ;
  • l’endettement en progression constante avec un encours de dette  total  de 5 160 millions soit une dette augmentée en une année de 11, 2% , une dette doublée depuis 2008 et multipliée par cinq depuis 2001 !
  • des contributions qui stagnent ou presque  pour la Préfecture de Police, 289 millions +1,1% soit 4 millions.

En recettes :

  • les recettes de fonctionnement n’augmentent que de 0,5% soit +42 millions en 2017 pour s’établir à 8 358 millions ;
  • des contributions directes en baisse du fait du transfert prévu à la région Ile-de-France de 25 points des 48,5% de CVAE actuellement perçus par le département soit une baisse de 11, 8 millions en 2017 ;
  • Mobilisation poussée de recettes nouvelles :
    • avec la revalorisation des bases  d’imposition dans le cadre du projet de loi de finances à +0,4% qui impacterait les taxes d’habitation,  foncières et la CFE,
  • les recettes des loyers capitalisés de l’ordre de 287 millions,
  • majoration de 60% -le taux maximal –de la taxe d’habitation des résidences secondaires situées dans les zones dites tendues comme à Paris pour une recette escomptée de 60 millions,
  • activation de la politique de cessions foncières, 300 millions d’euros attendus dont 132 millions dans le cadre de la mise en œuvre de Réinventer Paris (vente de l’immeuble de Morland) ;
  • l’inscription en recettes de fiscalité immobilière portée à 1 350 millions-soit une hausse de 120 millions par rapport au BP 2016, accentuée par la hausse du taux départemental voté par le conseil de Paris en novembre 2015,
  • redevances  des usagers parisiens en hausse de 3,7% pour une recette de 193 millions,

En revanche :

  • le produit de la taxe de séjour affichera un produit en baisse de 15 millions lié à la chute de la fréquentation touristique à Paris, hormis la période des attentats, la Ville est jugée insuffisamment sécurisée pour les touristes,
  • les dotations de l’Etat en baisse de 122 millions.