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La machine à taxer de la mairie de Paris tourne à plein régime

18 mai 2017

Taxer

La maire de Paris et son exécutif se livrent à une véritable course pour taxer le contribuables parisiens, qu’il s’agisse des propriétaires et des acteurs économiques de la capitale.

Malgré ses grandes promesses de campagne de ne pas augmenter les impôts et les taxes, Anne Hidalgo a ainsi multiplié les augmentations de taxes pour tenter de combler les dérives dépensières de sa politique budgétaire.

Pourtant, la Chambre régionale des comptes l’a sévèrement interpellée en 2016, dans un rapport sur les marges financières de la Ville de Paris, pour la mettre garde sur la dégradation générale de sa gestion.

A plusieurs reprises, les élus du groupe les Républicains ont exigé un audit général budgétaire et financier réalisé par un organisme indépendant.

Or, au terme de seize exercices budgétaires, la maire de Paris refuse de présenter aux parisiens une information complète, transparente et incontestable sur l’ensemble  de la gestion de la collectivité.

En dépit de cette opacité entretenue par l’exécutif ; l’analyse des comptes administratifs est sans appel.

A. Hidalgo a amplifié la mauvaise gestion de son prédécesseur, et met en œuvre une politique qui compromet les finances de la Ville : la dette s’envole, la fiscalité continue d’augmenter, le train de vie de la collectivité n’est pas maitrisé et les frais de fonctionnement dérapent lourdement

Il faut savoir que l’encours de dette est passé de 2008 à 2014 de 2,3 à 4,2 milliards d’euros, soit une hausse de 77%, et en 2017 la dette atteindra 5160 millions soit une progression de plus de 40% depuis 2014.

A. Hidalgo n’en reste pas là, et a annoncé, lors de la présentation du budget 2017, un objectif d’endettement de 7,5 milliards en 2020 !

Quant au budget de fonctionnement, il a dérapé de 10% depuis 2014, en augmentation de 300 millions. La masse salariale illustre cette gestion irresponsable : +3% en 2017, 60% en 16 ans dont 10% depuis 2014.

Dans le même temps, l’investissement stagne, les principales dotations sont englouties dans un budget logement particulièrement coûteux de près de 500 millions d’euros par an, dont 180 millions consacrés à toutes les opérations de préemptions qui s’avèrent onéreuses et improductives.

De telles orientations sont lourdes de conséquences et produisent des effets pervers : l’intensification des préemptions entretient la spéculation, déstabilise le marché immobilier, pénalise les primo-accédants et les propriétaires, notamment par la mise en œuvre du droit de préemption urbain renforcé.

Pour financer cette politique anti économique et contre les classes moyennes, la Ville a décidé de taxer les Parisiens : +40% de taxe de séjour en 2015, relèvement des droits de mutation en 2016, application du taux maximal de 60% de la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires en 2017, + 5% depuis 2014 sur les droits de voirie pénalisant particulièrement les  terrasses des 22 000 cafetiers restaurateurs de Paris, +3,7% pour les participations familiales dans les équipements municipaux.

Les résultats sont là :

Paris est aujourd’hui un bateau ivre totalement décalé de la priorité des parisiens, qui est de pouvoir disposer d’une  véritable offre de logement à la location comme à l’achat, et de préserver ainsi  le maintien des classes moyennes dans la capitale.

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