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Le Paris rêvé d’Anne Hidalgo

25 avril 2017

Paris

Pour être élue maire de Paris en 2014, Anne Hidalgo a sacrifié sans états d’âmes l’héritage parisien, au profit du PS et de dangereux accords électoraux :

  • Aux verts, elle a offert la fermeture des voies sur berge, sans consulter les riverains, et sans aucune mesure compensatoire pour les usagers. Une décision qui a engendré de gigantesques embouteillages et généré davantage de pollution.  
  • Aux communistes, elle a offert le dévoiement des droits de préemption. Belle décision coûteuse responsable, en partie, de la berezina qui agite les comptes de la ville.

Plus indécent encore, Madame la maire inaugure une politique à deux vitesses dans la capitale. Accueillante avec ceux qui lui sauraient gré, elle se révèle agressive avec ceux qu’elle souhaiterait voir quitter Paris.

Hausse des taxes, mépris et sectarisme à l’égard des publics qui ne lui sont pas favorables, excès…

Elle gâte les plus aidés avec des logements à prix cassés. Au nom de l’égalité entre arrondissement, Anne Hidalgo a choisi d’implanter des habitats sociaux, à 12 000 € du m2, au cœur de quartiers où les publics visés n’auront probablement pas les moyens de fréquenter les commerces de proximité.

Elle investit sans compter dans les divertissements somptuaires et pour les financer matraque fiscalement les commerçants. Hausse des taxes, mépris et sectarisme à l’égard des publics qui ne lui sont pas favorables, excès… Les contribuables parisiens n’ont d’autre choix que de subir ses affabulations budgétaires.

Elle débloque des budgets colossaux pour les projets qui lui sont chers mais s’évertue à exclure du processus de décision la concertation, la contradiction. Associer toutes les parties prenantes auraient pourtant pu éviter à la ville de Paris des dépenses inconsidérées : le Forum des Halles ou une gabegie budgétaire d’un montant d’un milliard d’euros, le Stade Jean Bouin, une bagatelle à 200 millions d’euros, et bientôt les casinos pour renflouer les caisses de la ville… Rien ne va plus !

En revanche, aux retraités déjà particulièrement touchés par la hausse de la fiscalité, elle augmente considérablement le prix de leur carte de transport au point que près de 20 000 personnes âgées ne bénéficient aujourd’hui plus de cette prestation.

Aux familles parisiennes elle augmente les tarifs de la cantine, des centres de loisir, des équipements sportifs, les poussant chaque jour un peu plus en dehors des murs de la ville. En six ans, 8500 écoliers ont quitté les bancs de nos écoles publiques pour faire ailleurs leur rentrée.

Elle condamne également les parisiens désireux de louer ponctuellement leur appartement pour améliorer leur niveau de vie en encourageant la délation entre voisins. Réaction qui ne dit que trop bien son incapacité latente à encadrer de manière pertinente une pratique innovante.

La liste des oukases dont la Maire de Paris et ses adjoints font preuve à l’égard d’une grande partie des Parisiens s’allonge chaque jour et l’asphyxie financière qu’ils subissent n’a que trop durée. Si Madame la Maire espère nous voir fuir la capitale, qu’elle sache d’ores et déjà que nous resterons et défendrons le Paris que nous aimons. Un Paris généreux, équilibré et vraiment juste.

Lire les articles de la Revue de l’habitat.