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Les 100 jours de l’opposition d’action

13 juillet 2014

© Sophie Robichon / Mairie de Paris

Les 100 premiers jours de la mandature sont l’occasion pour le Groupe UMP de dresser un premier bilan. Fiscalité, éducation, emploi, logement, environnement, culture, sécurité, politique sportive, petit tour d’horizon.

Le groupe UMP en chiffres

100 jours de l'opposition

FISCALITÉ

Vigilance et transparence

Alors que l’UMP avait dénoncé durant la campagne municipale le manque de sincérité du budget 2014, Anne Hidalgo vient finalement de reconnaître l’existence d’un « trou » de 400 millions d’euros, confirmant pleinement le diagnostic que nous avions établi lors de l’adoption du dernier budget .
Ce résultat est dû aux 13 années de gestion socialiste durant lesquelles la ville de Paris a vécu au-dessus de ses moyens, n’hésitant pas à augmenter les impôts plutôt que de réaliser des économies : 
 La masse salariale est passée de 40 000 à 54 000 agents : + 35 %
 La dette a été multipliée par 4 (de 1 milliard d’euros en 2001 à 4 milliards en 2014) 
 Le montant des impôts payés par les Parisiens a augmenté de 40 % 
 La ville a dépensé des centaines de millions d’euros (1 milliard sur la seule dernière mandature) pour racheter à prix d’or des logements afin de les transformer en logements sociaux.

Le rendez-vous manqué de la majorité

Pour faire toute la lumière sur l’état réel des finances parisiennes, le Groupe UMP a demandé, avec les élus du groupe UDI-Modem, la réalisation d’un audit indépendant de la ville de Paris. Pour mémoire, pendant la campagne de 2001, Bertrand Delanoë avait promis d’en faire réaliser un par an, mais la promesse n’a été tenue que pour la première année de son premier mandat. 
Malheureusement, bien qu’elle se dise attachée à la transparence, Anne Hidalgo a refusé cette demande.

ÉDUCATION

L’action au service de nos enfants

Le groupe UMP au Conseil de Paris a consulté pendant plus de trois semaines l’ensemble des acteurs de la réforme des rythmes scolaires, et plus globalement, tous les Parisiens, en leur soumettant plusieurs propositions d’améliorations de l’organisation du temps scolaire. Après de nombreuses rencontres avec les organisations syndicales et les associations, 4 propositions de réaménagement des rythmes éducatifs ont émergé. 
Elles ont été mises au vote dans le cadre d’une consultation web, et la proposition consistant à regrouper les activités périscolaires sur un après-midi a remporté la majorité de voix.

Le rendez-vous manqué de la majorité

La Mairie de Paris a refusé la proposition du Groupe UMP issue de la consultation d’expérimenter des rythmes alternatifs dans quelques écoles volontaires dès la rentrée prochaine.
Anne Hidalgo est si convaincue que les problèmes liés à la mise en place de la réforme à Paris ont disparu, qu’elle ne veut rien changer malgré les assouplissements offerts par le décret de Benoît Hamon.

Désintox

Lors de sa réponse au vœu du Groupe UMP au Conseil de Paris, Alexandra Cordebard, adjointe aux affaires scolaires d’Anne Hidalgo a déclaré qu’aucune direction d’école n’avait fait la demande de regrouper sur un après-midi les activités périscolaires. 
FAUX, comme l’a démontré un document interne du Conseil départemental de l’Éducation nationale.

EMPLOI

Du pragmatisme plutôt que de l’idéologie

Trop souvent, les magasins ne sont pas autorisés à ouvrir le dimanche, si bien que les Parisiens qui travaillent en semaine ne peuvent faire leurs courses que le samedi, et que les touristes n’hésitent plus à prendre l’Eurostar pour aller faire leur shopping à Londres. Que ce soit pour répondre à l’évolution des modes de vie, mais aussi pour créer de l’emploi, il faut agir !

Le rendez-vous manqué de la majorité

Parce qu’il est urgent d’attendre, Anne Hidalgo s’est empressée de demander la création d’une Mission d’information et d’évaluation (MIE) des élus sur le sujet qui ne rendra ses conclusions que dans six mois alors que la décision aurait pu être immédiate.

zones touristiques

LOGEMENT

Un plan d’action crédible à bâtir

Un constat s’impose. Le parcours résidentiel est au point mort et les classes moyennes ont massivement quitté la capitale faute de logements accessibles à leurs ressources.

Comme l’UMP le proposait pendant la campagne, l’urgence est à un choc de l’offre en recréant du logement intermédiaire pour permettre une réelle mixité sociale. 
Depuis le 20 février 2014, une ordonnance relative au logement intermédiaire est à la disposition des collectivités. Pourtant, Anne Hidalgo ne consacre sa politique qu’au « tout social ».

En parallèle, relancer l’accession sociale à la propriété – aujourd’hui totalement délaissée par la maire de Paris –contribuerait à débloquer le parcours résidentiel des Parisiens et apporterait aux bailleurs sociaux des fonds pour financer de nouveaux logements à destination des classes moyennes.

Le rendez-vous manqué de la majorité

Pour répondre à la première priorité des Parisiens qu’est le logement, Anne Hidalgo préfère la communication et l’intention à l’action. 100 jours après son élection, des vœux ont été votés, des réunions organisées malheureusement sans aucun résultat concret. Preuve en est, le « Pacte pour le logement » signé par les professionnels du secteur n’est accompagné d’aucune obligation de résultat.

Conseil de l'immobilier de la Ville

ENVIRONNEMENT

Une solution concrète à mettre en œuvre

Les Parisiens perdent 6 à 8 mois d’espérance de vie à cause de la mauvaise qualité de l’air. Rien que pendant la campagne des municipales, deux pics majeurs de pollution aux particules fines sont survenus. Malgré ce constat d’échec pour la majorité en place depuis 13 années, Anne Hidalgo se contente de combattre la pollution à coup de communication.

pollution Paris

Le rendez-vous manqué de la majorité

Le dispositif de Zone d’Actions Prioritaires Pour l’Air (ZAPA) issu du Grenelle de l’environnement aurait pu être mis en place dès l’élection de la Maire car les décrets et arrêtés nécessaires à sa mise en œuvre sont prêts depuis 2012. En dépit de l’urgence sanitaire, l’exécutif municipal et le Gouvernement ont préféré temporiser. Cet été encore, les bus touristiques les plus polluants rouleront bien à Paris !

vitesse sur le périphérique

CULTURE

Une vision pour libérer le cœur battant des Parisiens

L’urgence est à libérer les énergies pour que Paris soit vivante et attractive pour les artistes et les amateurs d’art et de culture.
La majorité ne s’intéresse plus à la culture. Malgré le fait que le premier adjoint y soit délégué, aucune vision n’est aujourd’hui proposée aux Parisiens. L’exécutif préfère continuer sans réfléchir avec des événements sans lendemain.
L’urgence doit aller à l’enseignement artistique, aux conservatoires et écoles de musique car la majorité a trop longtemps méprisé ce type d’apprentissage jugé « trop élitiste ». Force est de constater que les Parisiens veulent le meilleur pour leurs enfants puisque le jeudi 12 juin dernier, ils ont passé 360 000 appels pour seulement 910 places disponibles ! Trop de retard a été pris en la matière. Il est nécessaire d’augmenter le nombre de places en conservatoire et de conventionner les écoles de musique qui proposeraient un réel parcours d’apprentissage. Parions que la majorité socialiste se rangera à nos idées.
Le patrimoine de Paris est menacé et la Mairie semble ne pas s’en soucier. Alors que nombre de nos églises figurent sur la liste du patrimoine mondial en danger (UNESCO), aucune réponse n’est apportée lorsque le Groupe UMP demande à ce que des bâtiments soient rénovés.

Le rendez-vous manqué de la majorité

Malgré les questions et les interpellations du Groupe UMP en Conseil de Paris sur la Philharmonie, Anne Hidalgo refuse de répondre alors que l’établissement doit ouvrir ses portes en janvier 2015.
L’exécutif n’a pas eu un mot sur les 25 millions que coûte le montage financier utilisé par la Ville pour camoufler la dette de la Philharmonie. Pas un mot non plus sur le projet en lui-même, ni le contenu de la programmation, ni la vision que doit porter un lieu aussi important et emblématique sur le territoire parisien et francilien.

subvention culture

SÉCURITÉ

Plus de transparence pour une meilleure information des Parisiens

L’inaction de la municipalité et l’angélisme du Gouvernement ont conduit à une hausse durable de la délinquance à Paris :

  • +10,1 % d’atteintes aux biens* sur 12 mois entre avril 2013 et avril 2014 soit en moyenne 40 cambriolages par jour à Paris
  • 97 faits constatés d’atteintes volontaires à l’intégrité physique* par jour à Paris

Dès le Conseil de Paris de juin, le Groupe UMP a déposé un vœu ambitieux pour rompre avec l’immobilisme qui proposait notamment :

  • Le renforcement de la vidéo protection
  • Une réorientation des agents chargés de verbaliser vers la sécurisation de l’espace public
  • Un plan d’action pour la propreté et l’éclairage public

Le groupe UMP a également demandé à la Maire de Paris et au Préfet de Police de rendre accessible aux Parisiens les chiffres de la délinquance dans leur arrondissement.

* Source : Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales

Le rendez-vous manqué de la majorité

Malgré l’absence de mesures portées par la Maire de Paris sur ce sujet, les élus de gauche ont voté contre l’ensemble des propositions du Groupe UMP visant à améliorer la sécurité et la qualité de vie des Parisiens.

POLITIQUE SPORTIVE

Instaurer un vrai dialogue avec les agents

Le Groupe UMP a demandé à la Maire de Paris d’engager les mesures nécessaires pour mettre fin au mouvement de grève qui sévit dans les équipements sportifs depuis presque un semestre. Autant de mois durant lesquels aucune amélioration n’a été apportée malgré les demandes répétées de l’opposition d’organiser un service minimum d’accueil, autant de mois pendant lesquels les Parisiens restent otages de l‘inaction.
Pour Anne Hidalgo, les promesses n’engagent manifestement que ceux qui y croient puisqu’elle a refusé de communiquer à l’opposition et aux Parisiens l’audit sur les piscines et celui sur les infrastructures sportives que la ville a commandé.

Le rendez-vous manqué de la majorité

Le Groupe UMP a rappelé à la Maire de Paris ses trois engagements de campagne sur le sport :

  • Un « plan Nage », avec un « effort exceptionnel pour rénover nos piscines »
  • Un « plan pluriannuel de modernisation, de rénovation et d’entretien des 400 équipements sportifs »
  • L’élargissement des horaires des équipements sportifs

Alors que l’été débute, aucun chantier n’a été lancé. La révolution des horaires dans les équipements sportifs portée par l’UMP pendant la campagne des municipales est quant à elle reportée à d’énièmes « discussions globales » avec les organisations syndicales.

100 JOURS APRÈS… ILS ONT OSÉ !

  • Un bureau pour Bertrand Delanoë


Alors qu’Anne Hidalgo a réduit le nombre des adjoints et de collaborateurs de cabinet ainsi que les budgets des groupes d’élus et ceux des cabinets des maires d’arrondissements, elle n’a pas hésité à octroyer des moyens financiers à Bertrand Delanoë. L’ancien maire de Paris bénéficie sur le dos des contribuables parisiens d’un bureau dans l’hôtel particulier d’Albret ainsi que de personnels administratifs. En période de rigueur, l’exemplarité n’est manifestement pas pour tout le monde !

  • D’anciens élus employés 


Le Parisien du 5 juin dernier révélait qu’Anne Hidalgo avait embauché dans l’administration d’anciens élus parisiens battus par le suffrage universel aux dernières élections. Alors qu’elle exige de tous une cure d’austérité budgétaire, il semblerait qu’elle en épargne ses équipes et ses amis.

  • Yamina Benguigui épinglée

Alors que la majorité s’érige en parangon de vertu, le Groupe UMP s’interroge sur l’absence de mesures envers l’ancienne ministre Yamina Benguigui pourtant élue sur la liste d’Anne Hidalgo conduite par Rémi Féraud, dont la déclaration de patrimoine fait aujourd’hui

  • Une majorité divisée 


Lors du premier Conseil de Paris, la cinémathèque Robert Lynen a été sauvée de son éviction programmée par les socialistes du 17ème arrondissement grâce à l’adoption d’un vœu du Groupe UMP avec le soutien des Écologistes et des Communistes contre l’avis de Bruno Julliard. Cette situation inédite ne s’était produite qu’une seule fois sous la précédente mandature, il aura fallu moins de 100 jours à Anne Hidalgo pour y parvenir.

400 millions

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