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Nathalie Kosciusko-Morizet à l’Assemblée Générale de la Chambre Nationale des Propriétaires

17 juin 2015

© Marc Verhille / Mairie de Paris

Invitée à l’Assemblée Générale de la Chambre Nationale des Propriétaires par son président Denys Brunel, le jeudi 11 juin dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet a livré son analyse de la politique du logement tant d’un point de vue national que municipal et parisien.

Nathalie Kosciusko-Morizet a d’emblée salué  l’action de la Chambre qui joue pleinement et efficacement son rôle de conseil, d’information, d’interface à l’égard des pouvoirs publics afin de défendre certes les droits de ses adhérents , mais également d’être force de proposition auprès des autorités publiques et des  collectivités locales.

Elle a tenu à souligner que dans les prises de position exprimées par la Chambre figurait l’exil de l’investissement immobilier qui cible des Français demeurant fiscalement domiciliés en France, mais qui ne veulent plus investir dans l’immobilier locatif français choisissent d’investir en Floride, au Portugal, en Espagne ou en Allemagne.

Les derniers chiffres du ministère du logement le confirment : 266 500 logements neufs mis en chantier, soit en baisse de 10 % par rapport à 2013, mais bien loin des 543 000 logements sous Nicolas Sarkozy dont 465 000 logements neufs, la différence avec le bilan Hollande est révélatrice !

Évoquant la situation parisienne, Nathalie Kosciusko-Morizet l’a qualifiée de très préoccupante car le logement à Paris est devenu le laboratoire d’une politique de gauche archaïque et irresponsable.

Les exemples ne manquent pas : conventionnements massifs de logements intermédiaires, objectif de logements sociaux augmenté de 25 à 30 %, l’encadrement des loyers qui va lourdement pénaliser le marché immobilier, et le DPUR -droit de préemption urbain renforcé- qui vise 8 000 logements à 257 adresses situées dans huit arrondissements afin de les transformer en logements sociaux.

Plus que jamais, Nathalie Kosciusko-Morizet a insisté qu’il ne fallait négliger aucune piste pour revoir en profondeur la politique du logement, pour créer un véritable choc de l’offre. L’ambition des français, a-t-elle ajouté, c’est d’être propriétaire, il s’agit donc de redonner la possibilité aux ménages d’accéder à la propriété

Un seul chiffre révélateur en Ile-de-France : les logements intermédiaires disponibles ne recouvraient en 2014 que 33 % des besoins des 454 000 ménages locataires à revenus moyens. Alors que le programme local de l’habitat devrait comporter 30 % de logements intermédiaires, la maire de Paris s’obstine à faire du « tout social » organisant sciemment l’exode des classes moyennes de la capitale.

Nathalie Kosciusko-Morizet a conclu son intervention en déclarant : «  nous avons la volonté politique au conseil de Paris comme aux Républicains de faire de la politique du logement une réforme prioritaire faite de mesures concrètes et opérationnelles, en réalité un nouvel élan pour la construction qui renoue enfin avec les confiance des français ».