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La vie à Paris est de plus en plus chère : merci Madame la maire

10 mars 2017

Tribune parue dans le magazine « À Paris » de février 2017.

Pour Anne Hidalgo, les promesses ne tiennent que le temps de l’élection. Contrairement à son engagement claironné en 2014, les impôts, les taxes et les redevances ont augmenté de façon exponentielle tout au long de sa première moitié de mandat.

La vie à Paris devient ainsi chaque jour plus chère pour les usagers parisiens, les tarifs des équipements publics ont encore augmenté de 3,7% en 2017.

Chère, elle l’est également pour les propriétaires. En 2016, ils ont subi la hausse des droits de mutation, de 3,8% à 4,5% du prix du bien. Cette année, ils supporteront la majoration de 60% de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.

Les automobilistes parisiens payeront également au prix fort le mépris de l’exécutif. Professionnels et particuliers devront s’acquitter en 2017 de tarifs de stationnement toujours plus élevés. Ces derniers augmentent de 67% dans le centre et de pas moins de 100% dans les arrondissements extérieurs. Ainsi cette année, stationner 6 heures coutera 50€ contre 24€ en 2016. Combien d’entreprises seront lourdement pénalisées par cette charge supplémentaire sur leur activité ?

De même, peu importe à Anne Hidalgo que le nombre de touristes soit en baisse et que les restaurateurs souffrent des effets des attentats parisiens : la taxation des terrasses de café a quasiment doublé depuis 2011.

Face à cette hausse inconsidérée de la fiscalité, le Groupe Les Républicains a proposé un moratoire des impôts, taxes et redevances lors de la séance budgétaire du Conseil de Paris en décembre dernier. Demande à laquelle Anne Hidalgo a opposé une fin de non-recevoir.

Pourquoi ? La raison est simple : pour tenter de renflouer les caisses de la ville, la maire de Paris ne peut plus se passer de ces augmentations fiscales. Hausse inconsidérée de la masse salariale et de la dette, stagnation des dépenses d’investissement : tous les voyants sont aujourd’hui au rouge. L’exécutif en est à demander au gouvernement la réintroduction des casinos à Paris pour réussir à boucler son budget grâce à cette manne fiscale !!!

Pour notre part, nous restons déterminés dans notre combat en faveur du pouvoir d’achat des parisiens et contre la mise en danger de la santé financière de Paris.