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Anne Hidalgo accepte finalement la mise en place d’une ZAPA : une prise de conscience tardive, un retard qui aura coûté cher aux Parisiens

28 janvier 2015

Depuis presque un an, Anne Hidalgo enchaîne les déclarations médiatiques sur des mesures anti-pollution à Paris alors qu’elle n’a jamais pris une seule vraie décision de fond et que les pics de pollution s’accumulent.

L’ensemble des élus UMP réclame depuis plusieurs années l’interdiction des cars de tourisme et des poids lourds les plus polluants à Paris. Cette mesure, déjà prise par de nombreuses grandes villes dans le monde, a été rendue possible par le grenelle de l’environnement sous le nom de ZAPA. Pourtant l’exécutif parisien a toujours rejeté les propositions de l’opposition dans ce sens et ce, encore à l’occasion du dernier Conseil de Paris de décembre.

Mieux vaut tard que jamais, bien sur. Mais le sectarisme d’Anne Hidalgo, particulièrement triste sur un sujet aussi majeur, aura coûté cher aux Parisiens.

Cher pour leur santé, d’abord, car ce sont plusieurs années de retard sur la lutte contre la pollution, alors que les impacts sur notre santé sont de plus en plus criants.

Cher aussi pour leur porte-monnaie. Le Grenelle de l’environnement, en autorisant la mise en place de zones d’action prioritaires pour l’air (ZAPA), prévoyait même temps les moyens financiers pour l’accompagner, au travers de l’écotaxe sur les poids lourds. Rien que pour Paris, l’écotaxe rapportait en effet 18 millions d’euros net par an, que le groupe UMP proposait d’utiliser entièrement au profit des particuliers, artisans, commerçants, pour accompagner l’achat de véhicules plus propres. Mais le gouvernement l’a abandonnée, avec le soutien de madame Hidalgo, qui la dénonçait pendant la campagne de Paris, comme elle dénonçait alors les ZAPA. Le sectarisme ne s’encombre pas de cohérence.

Ce retard de plusieurs années n’a même pas été l’occasion d’avancer sur la concertation avec les maires de banlieue, qui n’ont pas été associés. Pourtant, c’est naturellement dans un cadre métropolitain que la ZAPA prendra le plus de sens. Les véhicules, comme la pollution, passent le périphérique, et dans les deux sens. Les élus de la gauche parisienne, c’est moins sur.