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De l’attrait des catacombes à la profanation

13 octobre 2015

Le groupe Les Républicains déplore le fait que la Maire de Paris n’ait pas daigné porter devant le Conseil de Paris la décision de louer les catacombes au site Airbnb pour la nuit d’Halloween. A ce rythme et sans débat : A quand la location du Père Lachaise pour un concert ?

A cette majorité qui fait trop souvent de la morale au lieu de faire de la politique, nous demandons, pour une fois, une discussion politique sur un sujet de morale.

Nous sommes conscients que les catacombes attirent, qu’elles se visitent. Nous sommes aussi favorables au fait qu’elles soient parfois mises en scène afin de raconter l’histoire de Paris, et même qu’elles soient parfois louées par le musée qui a à sa charge des travaux de rénovation, d’entretien, d’aménagement. Mais nous n’oublions pas l’article 16-1-1 du Code civil qui stipule que le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort.

Une discussion démocratique en séance de Conseil de Paris aurait dû être l’occasion de fixer des règles de vie commune, les bases d’une déontologie face à ce patrimoine si singulier, notre histoire, notre identité. En effet, une telle décision aurait dû être prise par les élus en Conseil de Paris afin que tout ne soit pas monétisé et commercialisé comme un produit de consommation, que cela ne soit pas le « client » qui décide de tout cela sans que des règles aient été fixées a priori et non au cas par cas. Car si les catacombes peuvent être occupées et même exploitées, elles ne peuvent pas servir d’objet publicitaire.

Concernant cette opération, le mal est fait. Pour la suite, nous demandons qu’un débat sur le sujet soit mis au prochain conseil de Paris afin que nous fixions ensemble les règles et les limites d’éventuelles occupations des catacombes de Paris. Nous n’avons pas le droit de donner l’impression que leur occupation puisse n’être que commerciale. La recherche de fonds pour boucler le budget d’une municipalité toujours plus endettée ne peut se faire à n’importe quel prix. Nous avons le devoir de fixer des règles collectives et – osons le mot – morales.