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Déontologie, nominations : Mme Hidalgo, une bonne occasion de passer à l’acte

4 novembre 2014

Alors que Mme Hidalgo affirmait en octobre dernier que Paris avait une « démarche pionnière » en matière de déontologie, la Maire de Paris va avoir une belle occasion de passer de la parole aux actes : comme le rapporte Le Parisien, le Conseil d’Etat vient en effet de sanctionner une nouvelle fois les conditions de nomination de Jean-Louis Missika comme professeur au prestigieux Conservatoire National des Arts et Métiers.

Déjà en 2012, le Conseil d’État avait retoqué une première fois sa nomination de l’adjoint en raison d’irrégularités de la procédure, et pour cause : alors que le CNAM est censé transmettre une liste de deux ou trois candidats au ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, la liste qui avait été communiquée pour le poste sollicité par M. Missika ne contenait qu’un nom : le sien ! Il est vrai que la compétition est plus facile lorsqu’on est le seul en lice.

La leçon, visiblement, n’avait pas été bien apprise par l’ancien directeur de campagne de Mme Hidalgo : ce dernier s’était en effet tout simplement fait nommer à nouveau en janvier 2013. Malheureusement, selon le Conseil d’État là encore, cette nomination ne s’est pas faite dans les règles, le rapporteur public du Conseil d’État ayant relevé une désignation faite dans la « précipitation », donnant « une fâcheuse impression de légèreté ».

Les règles n’ont de sens que si elles sont respectées par tous. Les élus du groupe UMP demandent donc à Mme Hidalgo, quelles conséquences elle compte tirer de la double annulation prononcée par le Conseil d’État.

Ils rappellent en outre que les questions de posées par Pierre-Yves Bournazel lors du dernier Conseil à la Maire de Paris sur les nominations politiques à répétition n’ont à ce jour toujours pas reçu de réponse, s’agissant notamment des anciens élus recasés au sein de l’administration parisienne : Romain Levy, Sylvain Garel, Fabienne Giboudeaux, Laurence Girard, Éric Ferrand, Pierre Mansat. A moins que la déontologie, ce ne soit que pour les autres ?