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Perturbateurs endocriniens : l’exécutif parisien aurait-il mauvaise conscience ?

16 septembre 2014

Alors que les élus du groupe UMP ont tendu la main à la majorité pour s’engager dans une démarche collective au profit de la santé des Parisiens, la Maire de Paris, aveuglée par son sectarisme, a préféré tordre le bras à son opposition pour faire voter une proposition tacticienne et bâclée.

De fait, non seulement la ville de Paris est en retard en matière de contrôles sur la qualité de l’air, mais au Conseil de Paris, son action contre les perturbateurs endocriniens se résume à l’octroi d’une subvention de 1500 euros en faveur d’une association menant des campagnes de prévention. C’est un peu maigre, et l’on comprend mieux dès lors l’empressement de la ville à tâcher de détourner l’attention de cette page blanche.

Quoiqu’il en soit, la santé des Parisiens mérite mieux que les petits jeux politiciens auxquels l’équipe d’Anne Hidalgo se livre désormais presque à chaque Conseil de Paris, pour éviter de voter les propositions de l’UMP, la gauche les copie-colle et les dépose en son nom propre, sans mentionner leur provenance.

Nathalie Kosciusko-Morizet et l’ensemble des élus du Groupe UMP annoncent qu’ils redéposeront leur proposition à l’occasion du prochain Conseil de Paris et espèrent que la Maire de Paris fera davantage preuve d’ouverture d’esprit en votant leur voeu. Des sujets comme la santé des Parisiens exigent que l’on dépasse les clivages politiques.