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Réforme de l’inspection générale : une occasion manquée

17 juin 2014

C’est la raison pour laquelle le groupe UMP a déposé cinq amendements au projet de l’exécutif, visant à renforcer réellement l’indépendance de l’inspection générale, tout en améliorant son fonctionnement. Tous ont été rejetés par l’exécutif.

S’agissant de l’indépendance de l’nspection, nos amendements prévoyaient que ce service ne serait plus rattaché au Maire de Paris, mais au secrétaire général, personnage beaucoup plus neutre et moins politisé que le Maire de Paris. L’indépendance de l’inspection générale, c’est aussi celle de ses inspecteurs : c’est pourquoi nous proposions que ces derniers soient recrutés dans des conditions plus encadrées qu’actuellement, en limitant par exemple la possibilité de recruter d’anciens élus ou collaborateurs de cabinet.

S’agissant du fonctionnement de l’inspection générale, nos amendements permettaient aux maires d’arrondissement ou aux groupes politiques de proposer à l’inspection des sujets particuliers pour ses rapports, tout en prévoyant une représentation des groupes politiques au sein du comité de suivi. Nous déplorons vivement qu’aucune de ces propositions n’ait été reprise par l’exécutif, qui préfère verrouiller la seule entité de l’hôtel de ville susceptible d’avoir un regard critique sur son action.

L’indépendance ne se construit pas à partir de formules incantatoires, mais d’actes concrets et constructifs. Force est de constater, à travers le rejet de nos amendements, que sur ce sujet l’équipe municipale préfère sans aucun doute la parole aux actes.

Pierre-Yves Bournazel, Jean-Pierre Lecoq et Alexandre Vesperini