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La grève dans les équipements sportifs

© Déborah Lesage / Mairie de Paris

Depuis le 23 février 2014, de nombreux équipements sportifs municipaux sont fermés le dimanche, y compris les piscines.
Les agents de la Mairie de Paris rattachés à la direction de la jeunesse et des sports (DJS) revendiquent une revalorisation de leur prime dominicale, aujourd’hui de 44 euros pour 10 heures de travail le dimanche.
Ils dénoncent par la même une différence de traitement entre les différentes directions de la Ville de Paris, puisque par exemple, les agents des Parcs et jardins perçoivent 90 € par dimanche travaillé (900 € pour 10 dimanches travaillés).

Dès le mois de juin 2014, après déjà 3 mois de gêne occasionnée par les fermetures, le groupe UMP s’est étonné que les parisiens continuent d’être pénalisés par cette grève, sans que la Maire de Paris ne tente – seulement – de résoudre le conflit.

Il nous a été objecté que cette question ne pouvait être réglée isolément (direction par direction), c’est pourquoi elle serait inscrite à l’agenda social, prévu en Juin 2014, de façon à « traiter le sujet de manière globale » pour aller vers une harmonisation desdites primes entre les différentes directions de la Ville de Paris.
On pouvait alors craindre le pire de ce projet d’harmonisation, qui pouvait envenimer le mouvement au lieu de l’apaiser. La Direction des affaires culturelles (DAC), notamment, s’est dite inquiète de ce projet.

Par la suite, les organisations syndicales de la DJS ont été reçues conjointement par les Adjoints en charge des ressources humaines et des Sports au début du mois de Juillet 2014.

Cependant, force est de constater que ces deux rendez-vous (agenda social en juin et entrevue de juillet) n’ont pas permis de régler le problème.
Le 23 septembre 2014, l’intersyndicale de la DJS a décidé de poursuivre le mouvement jusqu’aux prochaines élections professionnelles, prévues le 4 décembre 2014.

Le groupe UMP a donc déposé un second vœu en Conseil de Paris de septembre, demandant « simplement » à la Maire de Paris d’indiquer les mesures prises par la Mairie pour permettre aux parisiens de pratiquer leur activité sportive le dimanche.
En dehors du prolongement des abonnements dans les piscines, et le relogement des compétitions sportives lorsqu’il est possible, la réponse n’a pas été à la hauteur de la gêne occasionnée par cette grève, qui a minima aura duré 10 mois et demi.

A noter dans sa réponse à notre vœu de septembre, Jean-François MARTINS, Adjoint en charge des Sports reconnaissait dans un premier temps « l’échec du dialogue social » dans ce dossier, et concluait son propos par une leçon de ressources humaines selon laquelle un conflit social se réglait avec un dialogue social que la Mairie exercerait….

Cette inertie de la Maire de Paris traduit finalement une forme de lâcheté de la Maire de Paris, qui souhaitait simplement attendre  les élections professionnelles pour que le conflit se tasse.

Elle traduit enfin une certaine incompétence dans la gestion des ressources humaines de la Mairie de Paris, gestion que le groupe UMP dénonçait dans une question d’actualité au Conseil de Paris de Juin 2014.

Plus récemment, les organisations syndicales ont décidé de durcir leur mouvement social et étendant la grève aux samedis.
Le groupe UMP a donc à nouveau interrogé la Mairie, lors du Conseil de Paris de mars 2015, pour qu’elle assure enfin la continuité du service public dans les équipements sportifs municipaux.

Le groupe UMP a également souhaité que la Mairie se rapproche des associations sportives, qui avec les parisiens, pâtissent de cette grève, depuis plus d’un an maintenant.

Avec toujours le même mépris, il nous a été répondu que si des propositions avaient été faites aux organisations syndicales, il ne fallait pas négliger «  le caractère minoritaire » de la grève, qu’il s’agisse des agents ou du nombre d’établissements concernés…
Quant à notre demande concernant les associations sportives, aucune réponse n’a été donnée aux Conseillers de Paris.

Chiffres-clés

  • 287 équipements concernés (c’est-à-dire devant ouvrir en principe le dimanche)
    Entre 50 et 80% des équipements de chaque arrondissement touchés par la grève (selon les organisations syndicales), 16% (selon la Mairie).
  • 360 jours/an : c’est le nombre total de jours d’ouverture des équipements sportifs
    9 000 agents municipaux et 7 directions de la Mairie de Paris concernés par le travail le dimanche.