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© Sophie Robichon / Mairie de Paris

A l’occasion de la discussion relative au budget 2015, Anne Hidalgo a prétexté de difficultés financières soi-disant imprévisibles (le fameux « trou » de 400 millions d’euros) pour justifier d’importantes hausses d’impôts ou de tarifs divers, s’agissant par exemple du stationnement. Elle enterrait ainsi, en moins d’un an, sa promesse de campagne de ne pas toucher à la fiscalité des Parisiens.

Le groupe UMP a souhaité démontrer qu’une autre politique était possible pour boucler le budget 2015 sans augmenter d’un seul euro les impôts des Parisiens. C’est la raison pour laquelle nous avons élaboré un contre-budget, que nous avons défendu en séance lors du Conseil de Paris du mois de décembre.

Après deux mandatures qui ont vu le nombre d’agents gonfler de 35 % et la dette augmenter de 300 %, le contre-budget du groupe UMP reposait notamment sur un ambitieux plan d’économies de 300 millions d’euros, là où la Maire de Paris se limite à 130 millions d’euros.

 

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Malheureusement, lors du Conseil de Paris de décembre 2014, Anne Hidalgo et sa majorité ont rejeté ce contre-budget et adopté un budget 2015 marqué par un plan d’économies insuffisant, et des d’importantes hausses d’impôts et de taxes.

Le plan d’économies d’Anne Hidalgo insuffisant

Lors du débat relatif aux orientations budgétaires, la Maire de Paris a présenté un plan d’économies soi-disant « d’une ampleur inédite ». Anne Hidalgo, lorsqu’elle était candidate, expliquait dans le financement de son programme n’avoir besoin d’économiser que 37 millions d’euros par an ; son équipe quant à elle taxait de « méconnaissance totale du fonctionnement de Paris » Nathalie Kosciusko-Morizet, qui prévoyait 166 millions d’euros par an d’économies. C’est finalement un plan d’économies « de 130 à 180 millions d’euros » qui aura été annoncé aux élus parisiens lors du débat budgétaire d’octobre.

Toutefois, la somme des économies présentées aux élus du Conseil de Paris lors du débat sur les orientations budgétaires donne un total compris entre 91,7 et 96,7 millions d’euros, et ne correspond donc pas au montant annoncé par la Maire :

Détail du plan d’économies de Mme Hidalgo

Dans sa communication relative au débat d’orientations budgétaires, la Maire de Paris a évoqué un plan d’économies « d’une ampleur inédite » « de 130 à 180 millions d’euros » . Pourtant, l’addition des économies détaillées reste encore loin de l’objectif annoncé :

Réduction du nombre d’adjoints et de collaborateurs : 5 M€

Diminution des charges de fonctionnement courant : 30 M€, dont :

  • frais de télécommunication et marchés de maintenance informatique : 1,6 M€
  • communication : 3 M€
  • frais postaux : 2,4 M€
  • primes d’assurance : 0,7 M€
  • réduction des dépenses de formation et d’organisation des concours : 1 M€

Dépenses de « nombreux services publics municipaux » : 10 M€

Dépenses d’entretien et de fonctionnement : 11,7 M€, dont :

  • voirie : 8 M€
  • résiliation de marchés d’entretien, réduction des frais de maintenance : 2,5 M€
  • dépenses d’entretien des équipements sportifs et culturels : :1,2 M€

Subventions versées par la ville : 20 M€

Contribution de la ville à la Préfecture de Police et au SYCTOM (l’agence métropolitaine des déchets ménagers) : 15/20 M€
=
TOTAL : 91,7/96,7 M€
MONTANT ANNONCE DANS LA COMMUNICATION : 130/180 M€

* Tous les chiffres cités proviennent de la communication de la Maire de Paris relative au débat d’orientations budgétaires (octobre 2014).

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