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Les perturbateurs endocriniens

© Sophie Robichon / Mairie de Paris

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques présentes dans notre quotidien :

  • les pesticides, présents dans l’alimentation non biologique ;
  • les détergents, massivement utilisés pour l’entretien des équipements publics ;
  • les phtalates, présents dans les objets en PVC, dans les ameublements, dans la décoration ;
  • les agents ignifuges, présents dans les tapis, les couchages, les coussins et les objets électroniques.

Cette liste n’est pas limitative, quantité d’autres produits sont aujourd’hui suspectés de perturber le système hormonal.
Dérèglement de la thyroïde, altération du système immunitaire, baisse de la fertilité, puberté précoce, cancers sont les principaux effets d’une exposition aux perturbateurs endocriniens.

Une faible exposition aux substances suffit à perturber l’organisme. L’exposition simultanée à plusieurs perturbateurs conduit à des effets exponentiels.
Les personnes à risques sont les femmes enceintes, les nourrissons, les jeunes enfants, les adolescents en phase de puberté. Ces populations exposées même à de faibles doses peuvent subir des dérèglements qu’ils transmettront à la génération suivante.

L’exposition aux perturbateurs endocriniens

La Mairie de Paris accuse un retard coupable en matière de prévention de l’exposition aux perturbateurs endocriniens

La seule délibération annuelle concernant les perturbateurs endocriniens présentée par le Conseil de Paris consiste en une subvention de 1.500 € à l’association Réseau Santé Environnement, qui fait de la prévention sur les perturbateurs endocriniens. C’est un peu léger.

La Mairie de Paris s’est contentée d’éradiquer le Bisphénol A des crèches et halte-garderies en 2009, et a pris du retard dans sa campagne de mesures de plusieurs polluants dans les écoles maternelles et établissements d’accueil des enfants de moins de 6 ans :

  • un décret pris dans le cadre du Grenelle prévoit en effet que l’ensemble de ces structures fassent l’objet d’une campagne de mesure de plusieurs polluants avant le 1er janvier 2015 ;
  • en réponse à notre vœu de juin dernier, Célia Blauel (adjointe chargée de toutes les questions relatives à l’environnement, au développement durable et à l’eau) a avancé juin 2015 comme date potentielle d’achèvement des travaux, tout en reconnaissant qu’un retard important était pris. Quoiqu’il en soit, ce retard conduira à différer les mesures pour réduire l’exposition des enfants à ces polluants.

En outre, la Mairie de Paris n’impose de clause de limitation voire d’exclusion des produits reconnus comme perturbateurs endocriniens ni dans les opérations de rénovation, ni dans les marchés de fournitures d’équipements pour les établissements scolaires.

Enfin, l’action de la Mairie est tout à fait insuffisante s’agissant du bio dans les cantines scolaires :

  • la ville de Paris n’a pas mis en place d’indicateur fiable permettant de suivre l’introduction du bio dans les cantines scolaires des différents arrondissements ; il est dès lors particulièrement difficile de mesurer si les objectifs sont atteints
  • par-delà les instruments de mesure, la Mairie de Paris ne donne pas suffisamment de moyens aux arrondissements et aux caisses des écoles pour renforcer le poids du bio dans les cantines scolaires : le montant de l’enveloppe consacrée au développement de l’alimentation durable s’élève à 1,25 M€ pour les 20 caisses des écoles : rapporté au montant global des subventions attribuées aux caisses des écoles, (73,8 M€), l’effort financier de la ville de Paris ne représente qu’environ 1,7 %…

Chiffres-clés

  • le seul engagement financier annuel de la Ville de Paris dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens : 1.500 € (subvention à Réseau Santé Environnement)
  • seuls 21,5 % des aliments servis dans les cantines sont issus de l’agriculture biologique (rapport développement durable 2014)