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L’ouverture des commerces le dimanche

© Roxanne Neveu / Mairie de Paris

Aujourd’hui, à Paris, sauf de trop rares exceptions, les magasins ne sont pas autorisés à ouvrir le dimanche. Les Parisiens qui travaillent en semaine ne peuvent faire leurs courses que le samedi, tandis que les touristes n’hésitent plus à prendre l’Eurostar pour aller faire leur shopping à Londres : le manque à gagner pour l’emploi est considérable.

C’est pourtant le maire de Paris qui a le pouvoir de délimiter les zones dérogatoires permettant aux commerçants d’ouvrir le dimanche. Aujourd’hui, seuls 650 commerces bénéficient d’une autorisation.

Peu après son élection, la Maire de Paris a annoncé la création d’une Mission d’information et d’évaluation consacrée à l’ouverture des commerces le dimanche. Cette instance collégiale, présidée par un membre de la majorité (Bernard Gaudillère, PS) et par un membre de l’opposition (Jean-Baptiste de Froment, UMP), a rendu son rapport à Anne Hidalgo en décembre 2014.

Alors que la majorité municipale s’est prononcée pour le maintien du statu quo, les groupes UMP et UDI-Modem, quant à eux, ont proposé de donner à tous les commerces parisiens la possibilité d’ouvrir le dimanche.

Puisque la Maire de Paris est attachée comme nous à la démocratie, nous souhaitons donner directement la parole aux Parisiens, afin que ces derniers puissent faire connaître clairement leur volonté quant à l’extension ou non de la liberté des commerces d’ouvrir le dimanche. 
C’est ce que nous proposerons au Conseil de Paris qui se tiendra du 16 au 18 mars.

Ouverture des commerces le dimanche : quels gains pour l’économie parisienne ?

Il est évidemment impossible de chiffrer exactement le gain net que l’économie et le marché de l’emploi parisiens pourraient espérer d’une ouverture dominicale de tous les commerces accueillant des touristes. Mais les ordres de grandeur dont nous disposons suffisent à nos yeux pour démontrer l’importance du gisement de croissance qu’elle représente.

  • Prenons l’exemple de trois « comités » parisiens regroupant des commerces (principalement de luxe) tous aujourd’hui situés hors zone touristique : Haussmann (2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires), Faubourg Saint-Honoré (1,4 milliards d’euros), Montaigne (1,35 milliards d’euros). Le chiffre d’affaire cumulé des commerces qu’ils regroupent, qui emploient près de 18 500 personnes, approche les 5 Mds €. Et ce chiffre est dû à plus de 50% à la clientèle internationale (65% pour le comité Saint Honoré par exemple). Une augmentation, même relativement modeste, de ce chiffre d’affaires grâce à l’autorisation d’ouverture le dimanche aurait évidemment, à l’échelle de l’économie parisienne, un impact très significatif sur l’emploi.  Les trois comités ont d’ailleurs estimé que l’ouverture de leurs commerces le dimanche permettrait la création de 5 000 emplois.
  • Le rapport de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris – organisme qui regroupe, rappelons-le, tous les types de commerce et pas simplement les grandes enseignes – faisant état de 15 000 créations d’emplois en Ile-de-France, principalement concentrées à Paris, nous paraît également digne d’attention.