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Après les attentats, NKM veut la création d’une police municipale armée à Paris

23 novembre 2015

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LE SCAN POLITIQUE – La chef de file de la droite parisienne estime que les 75 millions d’euros consacrés au budget participatif voulu par Anne Hidalgo doivent être affectés à la sécurité.

Moins de deux semaines après les attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre, la séance s’annonce potentiellement houleuse au conseil de Paris. Le 17 novembre, dans un courrier adressé à la maire PS Anne Hidalgo, la présidente du groupe les Républicains (LR) au conseil de Paris a demandé l’inscription d’un débat sur la sécurité au conseil extraordinaire de ce lundi 23 novembre. Après que l’équipe de la mairie de Paris a dévoilé ses pistes de travail dans Le Figaro dimanche, c’est au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de détailler, dans Le Parisien, les mesures qu’elle entend réclamer.

L’ancienne ministre accuse la mairie de Paris d’avoir pris du retard après les attentats de janvier. Pour elle, donc, «l’heure est à l’action». Alors que le deuil des familles des victimes commence à peine, la droite parisienne ne veut prendre aucun retard pour adopter des mesures sécuritaires renforcées. «Le calendrier est propice à ce débat: les mesures d’urgence pourront être intégrées dans le budget», fait valoir la députée de l’Essonne. Le Conseil de Paris doit en effet adopter son prochain budget le 14 décembre. «De nombreux parents s’inquiètent», relève la numéro 2 des Républicains qui est également sensible au renforcement de la sécurité des salles de spectacle.

« Choisir ses priorités »

La proposition phare de Nathalie Kosciusko-Morizet restera certainement celle de voir la mise sur pied d’une police municipale dans la capitale, armée et équipée de gilets pare-balles. Une disposition à la quelle François Hollande a ouvert la voie le 18 novembre dernier, en annonçant que l’État puiserait dans les armureries de la Police nationale pour équiper les forces de l’ordre des municipalités qui en feraient la demande. Ce sujet est au cœur des débats depuis les attentats de janvier, au cours desquels une policière municipale de Montrouge avait notamment été tuée. Quelques semaines plus tard, NKM avait souhaité que les habitants de la capitale soient consultés par referendum au sujet de la création d’une force de police placée sous l’autorité du maire de Paris. La majorité avait alors jugé qu’il s’agissait d’une «solution simpliste à un problème complexe», ce qui peut laisser croire à de nouveaux débats houleux ce lundi au Conseil de Paris.

 

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