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Berges rive droite : NKM propose une piétonisation alternative

20 mai 2015

© Sipa

La circulation des automobiles entre le Louvre et Bastille alternerait entre quai haut et bas. Un projet de 60 millions d’euros sur deux mandatures.

Le débat sur la piétonnisation des berges de la rive droite est lancé. Une semaine après la présentation du projet de la maire de Paris, la présidente du groupe UMP parisien Nathalie Koscusko-Morizet a présenté une contre-proposition constructive. En dix jours, avec l’aide d’un cabinet d’urbanisme, les élus de droite ont dessiné un réaménagement de 2,3 km de la circulation automobile entre le tunnel des Tuileries au niveau du Louvres jusqu’au square Henri Galli, près de Bastille.

Contrairement au projet d’Anne Hidalgo qui piétonnise les quais bas et conserve la circulation en haut des berges, celui de sa rivale joue savamment l’alternance des circulations entre berges hautes et basses. A partir du tunnel des Tuileries qui resterait en fonction, les voitures rouleraient ensuite tantôt en bas, tantôt en haut au gré des rampes d’accès existantes ou à construire.

Valoriser les bouquinistes

Jean-François Legaret, maire du Ier arrondissement, le plus concerné, justifie cette alternance par la diversité des activités qu’elle permet. La proposition cherche ainsi à se démarquer de l’aménagement des berges rive gauche basses dans le VIIe arrondissement . « Il s’agit de valoriser les nombreux cafés, les commerces et les bouquinistes des quais haut de la rive droite que les Parisiens apprécient. En hiver et par mauvais temps, les parties piétonnes hautes seront plus intéressantes. Par beau temps, les Parisiens qui souhaitent avoir un accès direct au fleuve pourront profiter des aménagements au bord de la Seine ».
Plus lourd que l’aménagement de la mairie, qui prévoit un aménagement 8 millions d’euros d’ici à l’été 2016, le projet de droite porte sur 60 millions d’euros et serait aussi plus long, étalé sur une durée de 10 ans. « La mairie n’a prévu aucun transport alternatif pour les franciliens qui ont besoin de traverser Paris par les quais. Nous proposons une solution moins brutale et qui permettra de financer en parallèle les chantiers que Paris est en train d’abandonner comme les prolongements des lignes 11 et E » indique Nathalie Kosciusko-Morizet.

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