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Gestion des cantines du 12e : la droite obtient le rapport accablant

10 février 2016

LP/Hendrick Delaire.

L’opposition de droite du XIIe va pouvoir lire le rapport de l’inspection générale de la Ville de Paris sur les dérives financières de la caisse des écoles du XIIe arrondissement. Saisi par Valérie Montandon et Matthieu Seingier, deux élus LR, le tribunal administratif a enjoint la mairie de Paris de transmettre le document aux intéressés.

« C’est la victoire de la transparence. Depuis que nous avons pris connaissance des problèmes de gestion, nous demandions à avoir accès au rapport mais la mairie a fait de l’obstruction », explique Valérie Montandon. Les deux élus avaient d’abord saisi la Cada (commission d’accès aux documents administratifs) qui s’était déclarée favorable à la transmission du document. La Ville s’y était pourtant refusée. Motif invoqué : plusieurs passages impliquant nommément des personnes devaient être occultés, ce qui rendait difficile la compréhension du rapport.

L’enquête est toujours en cours
« Ces occultations ne sont pas, au regard de leur nombre limité, de nature à dénaturer le contenu du rapport et à priver sa communication de tout intérêt », juge au contraire le tribunal administratif. « Après la lecture du rapport, nous y verrons sans doute plus clair sur la situation financière de la caisse des écoles et sur les subventions exceptionnelles présentées au conseil d’arrondissement que nous refusons de voter », note Valérie Montandon (LR). « Depuis fin 2014, l’équilibre financier a été retrouvé », assure-t-on à la mairie de Paris.

C’est en septembre 2014 que les élus de droite du XIIe ont appris, dans « le Point », que la caisse des écoles rencontrait de graves difficultés. L’article de l’hebdomadaire dévoilait une enquête de l’inspection générale de la Ville qui a entraîné le licenciement pour faute du directeur de la caisse des écoles

Le rapport pointe « une situation financière très dégradée qui compromet la poursuite de l’activité de la caisse des écoles » et « un non-respect du code des marchés publics qui fait courir de nombreux risques à la caisse et à ses dirigeants ». La mairie de Paris avait d’ailleurs saisi le procureur de la République. Une enquête préliminaire est toujours en cours. « Selon ses conclusions, nous seront amenés ou non à nous porter partie civile », indique l’Hôtel de Ville.

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