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Grève dans les stades : les clubs craquent

28 février 2015

Perte d’adhérents, finances en berne… Des associations dénoncent les effets du conflit social, débuté il y a un an, sur leur activité. Le dossier prend un tour politique.

Elles sont au bord de la crise de nerfs. La grève qui paralyse les équipements sportifs depuis un an met à mal les activités des associations sportives de quartier. « J’ai dû perdre une soixantaine d’adhérents (NDLR : sur 250)  », soupire Jean-Paul Tirard.

Son association, Sport et Loisirs 6, organise notamment des cours de tennis le dimanche. Mais, depuis février 2014, c’est la loterie.

« On appelle le dimanche matin, on nous dit que le gymnase sera ouvert, on prévient les élèves et puis, finalement, quand on arrive, on trouve porte close », maugrée le président de l’association. A force, Jean-Paul Tirard va devoir prendre des mesures radicales. « Je vais devoir licencier le professeur qui donne les cours le dimanche. Et avec la perte d’adhérents, je ne suis pas sûr de pouvoir garder la secrétaire », s’alarme-t-il.

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Chaque dimanche, c’est le même scénario : nous nous rendons au gymnase pour voir s’il est ouvert ou pas et ensuite nous prévenons nos adhérents à la dernière minute. Les anciens sont vraiment sympas : ils font preuve d’une énorme patience, mais les nouveaux inscrits se lassent et finissent par partir. Je n’ai plus de rentrées financières », s’inquiète de son côté Bénédicte O’Hara, de l’association Mulvabe-danse, située dans le VIe.

D’après le groupe UMP au Conseil de Paris, ces témoignages d’associations en difficulté ne sont pas isolés. « Dans nos mairies, les adjoints au sport sont assaillis », explique-t-on sur les bancs de la droite. « Dans le XVIIe, 26 associations sont directement impactées par la grève le dimanche. Dans le XVIe, si le mouvement s’étend au samedi, ça va être catastrophique », insiste l’UMP.

Pour relayer les inquiétudes du monde associatif, le groupe présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet va déposer lundi dans les conseils d’arrondissement un voeu pour que la Ville « prenne l’attache des associations sportives parisiennes qui ont assurément subi des pertes financières depuis le début du conflit social ».

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