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La «salle de shoot» ne convainc pas les riverains

17 novembre 2016

(c) Sébastien Soriano

L’élue LR de l’arrondissement, Deborah Pawlik, ne fréquente, semble-t-il, «pas les mêmes riverains», lance-t-elle. «Je suis allée voir ce week-end, indique-t-elle. Il y a beaucoup de seringues dans le parking, et encore la queue, très souvent, devant la sanisette rue Ambroise-Paré. Ce qui m’inquiète surtout, c’est qu’il y a plus de dealers qu’avant, et que ces deals se font de manière tout à fait visible: les dealers ne sont pas inquiétés par les contrôles policiers…»

Ce mercredi après-midi, deux hommes attendent effectivement devant les toilettes publiques, à quelques pas de la SCMR. Puis rentrent en même temps et sortent leurs seringues avant même d’avoir refermé la porte. Derrière la caisse de sa supérette, le gérant déplore que l’ouverture de la salle n’ait «rien changé». «J’ai l’impression que de nouvelles têtes sont arrivées, assure-t-il. Ça crie beaucoup plus devant la porte de la salle. Pourquoi l’association ne met-elle pas un vigile ou des caméras à l’extérieur? On m’a donné un numéro de téléphone, mais je ne vais tout de même pas les appeler à chaque nuisance sonore!» Dans sa retoucherie face au grand portail gris, Cissé s’inquiète: «Hier il y a encore eu une bagarre avec un type qui a sorti un couteau, raconte-t-il. Moi, dès que ça bouge, je ferme mon rideau. Mais la rue commence à être connue pour ça. Qu’est-ce qu’on va devenir si les gens ne veulent plus passer par ici?»

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