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Logement : une priorité mal engagée – Tribune du groupe UMP

12 février 2015

© Marc Verhille / Mairie de Paris

Tribune du groupe UMP

Se loger est la première priorité des Parisiens, mais les prix à la location dans le parc privé sont toujours trop élevés pour les jeunes actifs et les foyers des classes intermédiaires, déjà durement touchés par la crise économique, à laquelle s’ajoute le matraquage fiscal du gouvernement et de la Mairie de Paris.

Or, que proposent la Maire de Paris et sa majorité pour soutenir ces classes moyennes et leur permettre de demeurer dans la capitale ?

Le Programme Locatif de l’Habitat, présenté et voté par la maire de Paris en février dernier, a amplifié un phénomène à l’œuvre depuis près de 15 ans déjà : une politique hostile aux classes moyennes.

En effet, 70 % des programmes de logement financés par la Mairie de Paris, avec la participation de l’Etat, seront exclusivement consacrés à du logement très social.

Pour servir cet objectif, la maire de Paris compte utiliser tous les leviers possibles, comme la politique de rachat d’immeubles entiers ou simplement d’appartements pour en faire des logements sociaux. Cela a déjà coûté plus d’un milliard d’euros depuis 2001 et l’on estime à 850 millions d’euros les coûts à venir.

Il faut également  dénoncer le reconventionnement massif de logements libres et intermédiaires, qui, plutôt que de construire de nouveaux logements, consiste à convertir l’existant en logement sociaux, raréfiant ainsi l’offre disponible : plus de 20 000 logements sont ainsi sortis du marché au cours de la dernière mandature.

Le logement intermédiaire, pourtant partie intégrante et indispensable d’une mixité sociale équilibrée, demeure donc le parent pauvre d’un dispositif qui contribue aussi à ghettoïser les arrondissements de l’Est et à déstabiliser le marché immobilier.

Dans le même temps, le nombre de demandeurs de logements sociaux augmente chaque année pour atteindre le chiffre préoccupant de 170 000 en 2014. Il faut savoir que le délai moyen d’attente pour obtenir un logement social à Paris est de 7 ans, et que le taux de rotation dans le parc social se situe à moins de 4%.

Pour toutes ces raisons, les élus du groupe UMP ont proposé un plan d’action crédible afin de débloquer le parcours résidentiel en recréant réellement du logement destiné aux classes moyennes et aux étudiants, ainsi qu’en relançant l’accession sociale à la propriété.

L’exécutif a malheureusement de nouveau rejeté ces propositions constructives pour maintenir une politique dogmatique, anti-économique et sans aucune vison métropolitaine.