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Nathalie Kosciusko-Morizet : « Ils ont dépensé sans compter et aujourd’hui c’est la gueule de bois »

6 juillet 2014

© O. Gabriel / 20 Minutes

POLITIQUE Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, fait le point sur les 100 premiers jours de la mandature…

La campagne municipale avait été rude entre les deux rivales. Ce début de mandature a gardé le parfum de pugnacité. Ce lundi et mardi, les conseillers de Paris se réunissent avant les vacances pour parler code de bonne conduite et pour pacifier un conseil de Paris pollué par des tweets rageurs et des attaques venant des deux camps. Cent jours après l’élection qui a signé sa défaite, Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe UMP, tacle l’inaction de l’exécutif et un budget inadapté.

Comment voyez-vous ce début de mandature ?

Elle commence par un découvert de 400 millions d’euros dans le budget. C’est un sujet qui choque les Parisiens et qui va peser lourd sur la mandature. Nous l’avions dénoncé pendant la campagne, mais la candidate socialiste avait nié. Elle est aujourd’hui obligée de le reconnaître. Ce découvert fait suite à deux mandats de dérives dans la gestion financière: 14.000 fonctionnaires en plus, les travaux des Halles deux trois fois plus chers que prévu, un milliard englouti dans les préemptions… Fallait-il vraiment acheter 21 millions d’euros un hôtel avenue George V pour en faire 26 logements? Ils ont dépensé sans compter, et aujourd’hui c’est la gueule de bois.

Selon vous quelles seraient les solutions pour combler ce trou ?

Toutes les solutions avancées par l’exécutif se résument à la fuite en avant sur les recettes alors qu’il faudrait surtout faire des économies de gestion. On parle de céder du patrimoine pour combler un déficit de fonctionnement. Que fera-t-on l’année suivante? Il est question de louer à l’Etat des bâtiments aujourd’hui prêtés: selon la presse, cela ne rapporterait que 1,6 million par an. On est loin du compte. La municipalité prépare surtout une nouvelle augmentation des prélèvements, en dépit des promesses. Doublement du prix des PV, hausse du coût du stationnement et multiplication de la taxe sur le tourisme. On nous dit: on touche aux taxes, pas les impôts. La différence est subtile. Ce qui compte pour les Parisiens, c’est ce qui reste à la fin du mois

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