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Paris : la droite ne digère pas la réforme des cantines

7 juillet 2016

(c) LP/Joffrey Vovos.

Le dernier Conseil de Paris avant les vacances s’est terminé en apothéose. C’est la réforme de la caisse des écoles qui a mis le feu aux poudres. « Vous, c’est tous les jours que vous sortez le 49.3 », a lancé Nathalie Kosciusko-Morizet, la présidente du groupe LR, à l’attention d’Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris dont elle a souligné l’absence en séance. « Voilà une réforme majeure qu’on nous sert sur un coin de table dans le dos des parents », s’est emportée Florence Berthout, la maire (LR) du Ve.

Cause du courroux de l’opposition : la centralisation de la gestion des cantines scolaires, actuellement aux mains des 20 caisses des écoles placées sous la responsabilité des maires d’arrondissement. Face à l’Hôtel de Ville qui entend mettre sur pied un service public commun à tous les arrondissements, Jean Baptiste Menguy, conseiller de Paris (LR) du XVe, dénonce « la création d’un machin administratif ingérable et qui passera commande aux gros industriels de l’alimentation ».

Philippe Goujon, le maire (LR) du XVe, poursuit : « C’est un coup de poignard dans le dos des écoles qui fonctionnent bien. En réalité, cette réforme conduira à faire réchauffer les plateaux au micro-ondes et à réduire les personnels de cantine. » « Avec la réforme, 140 000 repas par jour seront commandés. Dans ces conditions, il est impossible de garantir le recours aux filières courtes et la qualité que l’on est en droit d’exiger pour nos enfants », explique Florence Berthout qui commande actuellement 3 200 repas par jour dans son arrondissement.

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Article de Christine Henry

publié dans le Parisien le 7 juillet 2016