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Voeu relatif à la dénomination Place Simon et Cyla Wiesenthal dans le 10ème arrondissement – Septembre 2015

22 septembre 2015

Déposé par Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe les Républicains

Relatif à la dénomination Place Simon et Cyla Wiesenthal dans le 10ème arrondissement 

Considérant que lors de la séance des 30 et 31 janvier 2006, le Conseil de Paris a émis le souhait que le nom de Simon Wiesenthal soit attribué à un lieu parisien, afin de rendre hommage à ce survivant de la Shoah, connu pour son inlassable combat contre et sa traque des criminels nazis ;

Considérant qu’il nous est aujourd’hui proposé de lui rendre hommage en attribuant son nom à l’espace situé rue Juliette Dodu, au niveau des rues de la Grange aux Belles et Vicq d’Azir, à Paris 10;

Considérant que Simon (Szymon) Wiesenthal est né en 1908 à Buczacz, en Ukraine ;

Considérant qu’après le décès de son père et le départ de sa mère, Simon Wiesenthal fût resta vivre à Buczacz dans la famille de celle qui allait devenir sa femme, Cyla Müller jusqu’à obtenir son diplôme en 1928. 

Considérant qu’après ses années d’étude d’architecture à Prague et de stage en génie civil à Odessa, il épousa Cyla Müller en 1936 ;

Considérant qu’à la fin de l’année 1941, Cyla Wiesenthal et Simon Wiesenthal furent envoyés au camp de travail de Ianowska dans les faubourgs de Lvov ;

Considérant qu’en échange d’informations sur les chemins de fer, Simon Wiesenthal obtint de faux papiers d’identité pour sa femme auprès d’un membre de l’Armia Krajowa, une organisation de résistance polonaise et qu’elle fut donc envoyée à Varsovie dans une usine de radio puis dans deux autres camps de travail ;

Considérant qu’après des années d’horreur dans différents camps nazis, Simon Wiesenthal survécut à la guerre et que le couple se retrouva en 1945 ;

Considérant que dès que sa santé le lui a permis, Simon Wiesenthal s’est mis au service de la section Crime de guerre de l’armée américaine afin d’identifier et d’essayer de faire condamner les criminels de guerre ;

Considérant qu’en 1947, il fonde le centre de documentation juive de Linz en Autriche, afin de réunir les éléments nécessaires aux procès en cours et aux procès à venir ;

Considérant que sa détermination et son travail ont conduit à l’arrestation d’Adolf Eichmann, chef du département des Affaires juives de la Gestapo et grand ordonnateur de la solution finale, de Karl Silberbauer, officier allemand qui arrêta Anne Frank, mais aussi à celle des directeurs des camps de Treblinka et de Sobibor et de quelques 1100 autres criminels de guerre nazis ;

Considérant que, selon les propos de leurs proches et de quiconque les a déjà rencontrés, Cyla Wiesenthal est partie intégrante de la vie de chasseur de nazis de son mari et qu’ils formaient un couple indissociable ;

Considérant que Cyla Wiesenthal est décédée le 10 novembre 2003 et Simon Wiesenthal le 20 septembre 2005 ;

Considérant que le Centre Simon Wiesenthal réunit plus de 400000 membres dans le monde et a une antenne européenne à Paris, soutient le Musée de la Tolérance à Los Angeles, a produit plus de 10 documentaires dont certains ont obtenus un Oscar, que ces films ont été diffusés en France ;

Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe les Républicains émettent le vœu que :

  • La dénomination soit Place Simon et Cyla Wiesenthal ;
  • La ville prenne attache avec le président du Centre Simon Wiesenthal à Paris pour envisager des actions pédagogiques et culturelles autour de cette cérémonie.