Restez informés

Voeu relatif à la lutte contre les perturbateurs endocriniens – Septembre 2014

12 février 2015

Déposé par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et les élus du groupe UMP
Relatif à la lutte contre les perturbateurs endocriniens

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de conseil municipal

CONSIDéRANT que les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés d’être la cause de nombreuses pathologies : cancers, maladies neurodégénératives et troubles du développement du système nerveux, augmentation des problèmes d’infertilité, etc.

CONSIDéRANT que l’Organisation mondiale de la Santé qualifie les perturbateurs endocriniens de « menace mondiale pour la santé humaine, la faune et l’environnement » et préconise de protéger la santé des femmes et des enfants en « réduisant l’exposition avant la conception, pendant la gestation et pendant l’enfance et l’adolescence » ;

CONSIDéRANT que le Parlement européen intime aux pouvoirs publics de prendre des mesures visant à réduire l’exposition humaine à court et à long terme aux perturbateurs endocriniens dans son rapport de 2013 sur la protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens ;

CONSIDéRANT le retard pris par la Ville de Paris dans les campagnes de mesures des polluants dans les les lieux d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans et les écoles maternelles en application du décret n°2011-1728 du 2 décembre 2011 ;

CONSIDéRANT que les produits issus de l’agriculture biologique ne représentent qu’une part minoritaire dans les repas des cantines scolaires, notamment pour les fruits et légumes ;

CONSIDéRANT que l’information des Parisiens aux dangers des perturbateurs endocriniens reste insuffisante, notamment pour les publics sensibles (femmes enceintes et jeunes enfants) ;

Sur proposition de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et des élus du groupe UMP, émet le vœu que la Maire de Paris :

  • s’engage sur une trajectoire 0 perturbateur endocrinien ;

  • que les cahiers des charges des travaux programmés dans les établissements scolaires et les crèches précisent l’emploi de produits comportant le moins de polluants chimiques possible ;

  • que les marchés de fournitures des équipements publics privilégient les produits sans composé organique volatile ;

  • que l’ensemble des équipements publics municipaux fasse l’objet d’une campagne de mesure de la qualité de l’air intérieur, au-delà des écoles et des établissements de la petite enfance ;

  • que le site paris.fr soit doté d’une rubrique de bio-surveillance pour retracer les niveaux d’exposition des Parisiens aux polluants chimiques ;

  • alloue les moyens financiers aux caisses des écoles de chaque arrondissement pour renforcer la part du bio dans l’alimentation, sans surcoût pour les parents ;

  • lance une campagne de sensibilisation des Parisiens aux dangers des polluants chimiques et sur les moyens de réduire l’exposition des personnes vulnérables ;