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Voeu relatif à la Philharmonie et à la salle Pleyel – Octobre 2014

12 février 2015

Présenté par Nathalie Kosciusko-Morizet, Fadila Mehal et l’ensemble des élus des groupes UMP et UDI-Modem relatif à la Philharmonie et à Pleyel

Considérant qu’à notre connaissance, contrairement aux engagements de Bruno Julliard de décembre dernier, aucune renégociation n’a été faite quant au prêt à la Philharmonie (cf DFA 33) ;

Considérant qu’à notre connaissance la Philharmonie est toujours une association loi 1901(cf DFA 33) ;

Considérant qu’il existe pourtant en France plusieurs dispositifs juridiques beaucoup plus adaptés pour un tel équipement tels que les EPCC (Etablissements Publics de Coopération Culturelle) ou les GIP (Groupement d’Intérêts Publics) – Culture ;

Considérant qu’à notre connaissance, l’adjoint à la Culture n’est pas revenu sur ses propos à l’égard de la musique classique et des musiques intemporelles ;

Considérant qu’une telle définition restrictive de la musique classique est dangereuse et néfaste pour l’avenir du projet de la Philharmonie et la musique dans la capitale ;

Considérant qu’il est de notre devoir de lutter contre cette vision simpliste et essentialiste qui fait associer telle musique à tel groupe social et de promouvoir une vision qui fait que la musique vise la mixité sociale ;

Considérant qu’il y a autant de genres musicaux que de micro-groupes sociologiques différents, et qu’une politique de la musique ambitieuse permet justement de faire sortir les uns de leurs appartenances sociales pour les amener à rencontrer les autres et vice-versa ;

Considérant que l’appel d’offre sur la salle Pleyel est bloqué suite à la décision du tribunal de le suspendre ;

Considérant que nous souhaitions de toutes façons revoir cet appel d’offre afin de ne pas interdire un type de musique dans la salle ;1/2

Considérant que l’exécutif parisien pense que le public de la musique n’est pas extensible alors que se battre pour la démocratisation de la culture c’est justement tout faire pour que les processus soient dynamiques et cumulatifs et non pas arithmétiques ;

Considérant que malgré toutes les urgences pointées, l’exécutif parisien ne met pas en place une démarche de concertation mobilisant tous les groupes politiques ;

Considérant que l’on parle beaucoup trop d’argent et de béton au lieu de parler politique de la musique ;

Nathalie Kosciusko-Morizet, Fadila Mehal et l’ensemble des élus des groupes UMP et UDI-Modem demandent à nouveau à la Maire de Paris et à son premier adjoint de créer un groupe de travail rassemblant les représentants de toutes les forces politiques du Conseil de Paris et la direction de la Philharmonie afin de rédiger une feuille de route pour l’établissement qui aurait pris en compte – outre les aspects financiers et juridiques – la définition d’une politique musicale pour la capitale en lien avec les élus des communes voisines du Grand Paris.