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Voeu relatif à la réforme des tarifs dans les conservatoires municipaux – rattaché au projet de délibération sur les tarifs des établissements d’enseignement artistique – Décembre 2014

11 février 2015

Vœu présenté par Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe UMP.

Rattaché au projet de délibération 2014 DAC 1649
Relatif à la réforme et à l’augmentation des tarifs annoncée dans les conservatoires municipaux

Considérant qu’un « conservatoire » doit promouvoir l’enseignement spécialisé de disciplines comme la musique, la danse et l’art dramatique au plus grand nombre ;

Considérant que l’inspection générale de la ville de Paris a déclaré dans son rapport de 2010 : « depuis l’instauration des quotients familiaux en 2006, on constate une augmentation des familles aux revenus les plus bas. » ;

Considérant  que  l’inspection générale  de la ville de Paris dans le même rapport  cite comme « objectifs de la municipalisation atteints »  :  « l’égalité d’accès pour tous et la mixité sociale» ;

Considérant qu’en 2011  les tranches 1 et 2 voyaient leurs tarifs à peine baisser, et toutes les autres tranches (4, 5, 6, 7) augmentaient de 17,2 % à 56 % ;

Considérant que dans sa tentative de réforme en 2013, Bruno Julliard disait vouloir «  Coordonner l’ensemble de l’enseignement musical à Paris, et l’une des pistes est de créer un tronc commun avec une formation qui démarrerait pour tous les enfants à l’école et se poursuivrait pour les plus motivés au conservatoire » ;

Considérant que la Ville de Paris avait, avec raison, décidé de reporter la réforme des conservatoires devant l’incompréhension des élèves, parents d’élèves, professeurs et personnels des conservatoires ;

Considérant que Bruno Julliard a déclaré à nouveau récemment qu’il voulait retarder « un peu » l’âge d’inscription dans les conservatoires, multiplier les « passerelles » entre les conservatoires et l’initiation musicale réalisée dans le cadre de l’ARE, qu’une « partie des conservatoires portent bien leurs noms » ;

Considérant que Bruno Julliard en séminaire culture le 26 novembre dernier a déclaré que cette fois-ci la réforme des conservatoires se passait bien avec les personnels et que les seules réticences venaient des parents qui avaient peur de la baisse du niveau des conservatoires induite par la réforme et souhaitée ouvertement par l’exécutif ;

Considérant l’incompréhension légitime des parents, la colère de certains professeurs se disant « insultés » et « méprisés » et les personnels qui demandent une clarification auprès de l’exécutif parce qu’ils auraient peur que derrière les hausses de tarifs et la volonté de réforme se cache la double assertion selon laquelle «les conservatoires coûtent trop chers », et les conservatoires touchent trop peu de monde » ;

Considérant les 360000 tentatives d’appels de parents en septembre 2014 pour les 910 places disponibles ;

Considérant que les parisiens ne peuvent pas être moins bien dotés en places disponibles que les habitants des villes de banlieues qui considèrent leurs conservatoires comme des fleurons exigeants d’un enseignement spécialisé de qualité ;

Considérant que Bruno Julliard a cité comme argument de sa réforme pour les conservatoires que « seulement » 1% d’élèves deviendraient des « professionnels » ;

Considérant qu’il n’y a qu’un enseignement de qualité pour tous, le distinguo amateur-professionnel ne se fait que plus tard à l’expérience

Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe UMP émettent le vœu que la mairie de paris

  • mette en place un groupe de travail dont le but sera de construire une véritable politique d’enseignement spécialisé à Paris dont les conservatoires municipaux d’arrondissements seront le fleuron en travaillant à partir des éléments pédagogiques et artistiques de terrain et de fond. Le groupe de travail sera composé par des élus de tous les groupes politiques au Conseil de Paris et d’un représentant élu des professeurs de chaque conservatoire ;
  • que dans une démarche d’ouverture et d’écoute à l’autre, un soin particulier soit porté à la remise en place des orchestres inter-conservatoires ;
  • quel que soit le quotient familial mis en place, les tarifs des conservatoires  n’excèdent pas le prix pratiqué dans les écoles libres afin de garantir une mixité sociale dans les conservatoires.