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Voeu relatif à la situation de l’immeuble situé 13 avenue Jean-Jaurès dans le 19e – Juin 2014

12 février 2015

Vœu Anne-Constance Onghéna, Jean-Jacques Giannesini et les élus du groupe UMP
Relatif à la situation de l’immeuble situé 13 avenue Jean-Jaurès dans le 19ème arrondissement de Paris

Jusqu’à une période relativement récente, l’Est parisien était épargné par le phénomène préoccupant des « ventes à la découpe ». Depuis deux ans cependant, les opérations de cette nature se multiplient, tout particulièrement dans le 19ème arrondissement ou à sa lisière : notamment l’opération GECINA de la rue Pradier.

L’immeuble concerné par ce vœu est le 13 avenue Jean-Jaurès où la « liquidation » par une succession privée met en difficulté des locataires modestes.

En novembre 2013, le vœu du groupe UMP demandant à la Ville de Paris de préempter cet immeuble a été rejeté par le précédent exécutif

Depuis un bailleur social est en discussion avec les propriétaires, il s’agirait de TOIT ET JOIE, opérateur beaucoup plus proche de La Poste que de la Ville de Paris et qui ne peut donc se prévaloir, avec le volontarisme requis, des capacités et de la fermeté d’intervention de la Ville, contrairement à la stratégie suivie jusqu’à présent dans des opérations de cette nature.

La situation des locataires est désespérée : femme seule en recherche d’emploi, retraitée souffrant de graves problèmes de santé et contrainte de travailler pour compléter ses revenus trop modiques, famille locataire depuis plus de 70 ans au travers de générations successives, pensionné de guerre, tels sont les profils des locataires qui sont désormais, faute d’une intervention décidée que la petite taille de l’immeuble facilite grandement, assignés pour expulsion devant les tribunaux entre juillet et octobre 2014.

Anne-Constance Onghéna, Jean-Jacques Giannesini et les élus du groupe UMP demandent :

  • d’arrêter à très bref délai un calendrier et une stratégie crédibles dans ce dossier aux fins de rachat et de conventionnement de l’immeuble en mandatant pour ce faire un bailleur lié à la Ville, comme il est de règle depuis de nombreuses années dans des opérations similaires ou en accompagnant le projet de Toit et Joie

  • d’indiquer solennellement à cette Assemblée que la Ville n’hésitera pas au besoin à exercer son droit de préemption pour contrer la « découpe » en cause ;

  • de donner toutes garanties aux locataires en vue de leur maintien dans les lieux et de leur relogement prioritaire dans le parc social parisien si tel devait être l’ultime alternative.