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Voeu relatif à l’aménagement des rythmes éducatifs – rattaché aux projets de délibérations relatifs aux projets d’animation et aux ateliers périscolaires dans les écoles publiques – Juin 2014

29 janvier 2015

Déposé par Nathalie Kosciusko-Morizet et les élus du groupe UMP, relatif à l’aménagement des rythmes éducatifs (ARE) à Paris.

Rattaché au projet de délibération 2014 DASCO 1004 « Subventions (1.860.573,12 euros) et convention annuelle d’objectifs pour des projets d’animation mis en oeuvre dans les écoles publiques maternelles et élémentaires parisiennes au titre de l’ARE »

Rattaché au projet de délibération 2014 DASCO 1018 « Organisation d’ateliers périscolaires dans les écoles publiques dans le cadre de l’ARE-Marchés de services (art 30) »

Vu le décret n° 2014-457 du 7 mai 2014 portant autorisation d’expérimentations relatives à l’organisation des rythmes scolaires dans les écoles maternelles et élémentaires ;

Considérant qu’en Mars 2013, le Maire de Paris a décidé d’appliquer pour la rentrée suivante le décret de Vincent Peillon modifiant l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires ;

Considérant que cette décision n’a pas permis la mise en place de cette réforme dans de bonnes conditions et que la phase de concertation a été escamotée ;

Considérant que la Mairie de Paris a dû faire face à de nombreux mouvements de contestation de la part des personnels de l’Education nationale, de ses propres personnels, mais également des parents d’élèves ;

Considérant les nombreux dysfonctionnements constatés et les premiers éléments d’évaluation de cette réforme, tels que :

  • la qualité inégale des activités dispensées dans le cadre des ateliers périscolaires ;
  • l’insuffisante formation des animateurs en charge de ces ateliers, particulièrement les animateurs des associations/groupements partenaires de la Mairie de Paris ;
  • l’absence de contrôle des associations/groupements partenaires retenus par la Mairie pour organiser les ateliers ;
  • l’absence de réelle procédure transparente de désignation ;
  • la sécurité des enfants (pendant les ateliers et lors des flux d’entrées et de sorties) ;
  • l’information des parents ;
  • la concertation avec les directeurs d’écoles ;
  • la fatigue des enfants ;
  • une réforme particulièrement inadaptée aux enfants de maternelle ;

Considérant les assouplissements permis par le décret du 7 mai 2014 ;

Considérant que la Maire de Paris a récemment déclaré rester « ouverte à toutes les propositions d’améliorations concrètes » quant à ces assouplissements ;

Considérant que les activités périscolaires sont actuellement éclatées entre 2 créneaux d’une heure et demi les mardi et vendredi après-midi à partir de 15 heures ;

Considérant que l’intérêt pour les enfants est inégal et parfois très relatif, notamment en termes de fatigue et de qualité des activités proposées ;

Considérant que de nombreux acteurs de la réforme (Parents ; Enseignants ; Animateurs ; Directeurs d’école ; …) déplorent qu’en l’état actuel, à Paris, les deux créneaux d’une heure et demi les après-midi du mardi et du vendredi ne permettent pas toujours des activités de qualité et, par-dessus tout, fragmentent la semaine des enfants, qui de fait ont perdu leur repères ;

Considérant le décret Hamon permet désormais d’organiser la semaine des enfants sur 8 demi-journées par semaine dont 5 matinées et de regrouper les activités périscolaires sur une demi-journée ;

Considérant l’intérêt d’un tel regroupement pour renforcer la qualité des activités, notamment par le biais de jumelages ;

Considérant que dans sa feuille de route à son Adjoint à la Culture, la Maire de Paris a indiqué vouloir amplifier les jumelages entre établissements scolaires et culturels ;

Nathalie Kosciusko-Morizet et les élus du groupe UMP demandent à la Maire de Paris :

  • que la Maire de Paris expérimente une nouvelle organisation du temps scolaire regroupant les activités périscolaires sur un après-midi
  • saisisse les Conseils d’école de cette opportunité, dans les plus brefs délais, afin que, dans chaque arrondissement, les écoles volontaires puissent mettre en place ce nouvel aménagement dès la prochaine rentrée.