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Voeu relatif à l’entretien et à la rénovation du patrimoine culturel de la Ville – Décembre 2014

11 février 2015

Déposé par Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe UMP.

Relatif à l’entretien et à la rénovation du patrimoine culturel de la Ville de Paris

Considérant qu’en vertu de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, la Ville de Paris est propriétaire d’un important patrimoine cultuel constitué de 96 édifices et qu’au sein de ce patrimoine sont conservés 130 orgues et environ 40000 œuvres d’art inventoriées, également propriétés municipales,

Considérant qu’à ce titre, la Ville a la charge d’entretenir et de restaurer ces édifices et ces œuvres dont elle est directement responsable,

Considérant que les édifices cultuels appartenant à la Ville de Paris sont nécessairement les plus anciens puisqu’ils sont, dans leur grande majorité, antérieurs à 1905 et que leur datation peut remonter jusqu’au douzième siècle,

Considérant  que cet ensemble d’édifices, de décors, d’œuvres d’art sont autant de jalons emblématiques de l’histoire de l’art, de l’architecture et de l’urbanisme de Paris,

Considérant que ce patrimoine inestimable et prestigieux demeure fragile, et requiert une attention permanente,

Considérant  la préface rédigée par Bertrand Delanoë pour l’ouvrage intitulé « Peintures d’Eglises à Paris au dix-huitième siècle » (2002), qui précisait « Parce qu’il est une des composantes de la mémoire collective de notre Cité, la mairie de Paris a un devoir à l’égard de ce patrimoine, celui de le conserver, de le restaurer et de le mettre en valeur. »,

Considérant qu’une grande organisation non-gouvernementale internationale, le World Monument Fund ne cesse de dénoncer l’état très préoccupant de certains édifices cultuels parisiens,

Considérant que les budgets affectés à la restauration des édifices religieux ont nettement  baissé entre la première mandature de Bertrand Delanoë et la seconde (15 millions par an, puis 10 millions par an),

Considérant que certains travaux ne font que pallier les risques immédiats sans envisager de solution pérenne,

Considérant la situation « alarmante » de nombreux édifices parisiens,

Considérant que ces lieux chargés d’histoire reçoivent des millions de visiteurs chaque année et participent ainsi au rayonnement culturel et économique de la capitale,

Considérant que parmi ses promesses électorales, la Maire de Paris a déclaré s’engager « à amplifier la restauration de notre patrimoine civil et religieux, symbole de notre histoire et de notre mémoire »,

Considérant les contours du « plan églises » promis par Madame Hidalgo dans son programme de campagne, « pour que des églises de la capitale soient restaurées de manière optimale »,

Considérant les 28 658 189 euros inscrits au BP 2015 en autorisations de dépenses,

Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Danièle Giazzi, Thierry Hodent et l’ensemble des élus du groupe UMP émettent le vœu suivant :

A l’occasion de la présentation du budget primitif 2015 de la collectivité parisienne, la Maire de Paris s’engage à :

–   Inscrire par année dans le plan pluriannuel d’investissement pour Paris (2015-2020) un « Plan Patrimoine Cultuel »  à la hauteur de la situation de ces édifices, en concertation avec les maires d’arrondissement, comportant :

  • les crédits d’investissement nécessaires à une remise en état de l’ensemble des édifices cultuels, des orgues et des œuvres d’art concernés par une restauration,
  • la programmation pour chaque année de l’ensemble d’opérations de grande ampleur, destinées à restaurer dans des délais resserrés les édifices les plus menacés,
  • la définition d’une nouvelle dotation de travaux urgents adaptée aux opérations prioritaires,
  • le suivi public des crédits réellement engagés chaque trimestre ;

–   Mandater la direction des affaires culturelles aux fins d’initier une souscription publique et un appel à mécénat de compétences, pour financer tout ou partie des opérations de restauration pour ces édifices cultuels et leurs œuvres dans le cadre d’un cofinancement public-privé 1 euro pour 1 euro ; ce afin d’accélérer les projets de restauration et d’impliquer le plus grand nombre de parisiennes et de parisiens à la valorisation de notre patrimoine commun.