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Voeu relatif à l’organisation d’un hommage officiel dans le 14e arrondissement en l’honneur de Rémy Dumoncel – Novembre 2014

11 février 2015

Vœu présenté par Nathalie Kosciusko-Morizet et l’ensemble des élus du groupe UMP.
Relatif à l’organisation d’un hommage officiel dans le 14ème arrondissement en l’honneur de Rémy Dumoncel, Juste parmi les Nations,

Né le 28 octobre 1888 à Romorantin (Loir-et-Cher), Rémy Dumoncel suit des études littéraires et juridiques à Paris et rentre en 1913 aux Éditions Tallandier, dont le siège se situait alors au numéro 75 de la rue Dareau.

Mobilisé comme lieutenant au 202ème régiment d’Infanterie en 1914, il est blessé au cours de la retraite de Charleroi, fait prisonnier par les Allemands et subit quatre années de captivité. Revenant en France avec la Croix de Guerre et la Légion d’Honneur à titre militaire, il reprend ensuite son poste aux Éditions Tallandier. Elu conseiller municipal de la commune d’Avon (Seine-et-Marne) en 1925, il en devient le maire en 1935.

Durant l’Occupation, il accueille des prisonniers évadés, les fait passer en zone libre, organise un réseau de faux papiers à l’usage des patriotes, des recherchés et des persécutés. Il en va de même aux Editions Tallandier où les Allemands échouèrent à s’introduire dans le Conseil d’Administration, Rémy Dumoncel refusant également toute traduction de texte allemand. Se sachant l’objet d’une étroite surveillance, connaissant parfaitement les risques, il n’a qu’un but : accomplir son devoir et demeurer fidèle à ses principes.

Le 4 mai 1944 à Paris, il reçoit un appel lui indiquant qu’il est personnellement recherché par la police allemande et qu’on le prendra en voiture à Melun, pour lui éviter la rencontre avec la Gestapo à la gare d’Avon. Pourtant, sa décision est prise de ne pas abandonner ses adjoints et d’essayer de protéger ceux dont il est le chef dans clandestinité. Arrivé à la gare d’Avon, il est arrêté par deux agents de la Gestapo, est conduit à la prison de Fontainebleau, transféré au camp de regroupement de Compiègne-Royalieu, puis exilé au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne du Nord), où il meurt d’épuisement le 15 mars 1945.

Alors même que nous célébrons ce 28 octobre le 126ème  anniversaire de la naissance de Rémy Dumoncel, l’année 2015 verra la commémoration, le 15 mars, du 70ème  anniversaire de son décès en captivité.

Rémy Dumoncel, par son parcours, son action et son sacrifice, mérite de voir sa mémoire saluée et entretenue par la Ville de Paris. Cela a été le cas en une occasion, en 1946, lorsqu’une portion de la rue Dareau, où il avait ses bureaux, a été rebaptisée en son honneur.

Néanmoins, force est de constater que son nom et son histoire sont aujourd’hui peu connues des habitants du 14ème  arrondissement, y compris même des habitants de la rue qui porte son nom.

Le  17  janvier  1985, l’Institut Yad Vashem a décerné à Rémy Dumoncel le  titre  de  « Juste parmi les Nations ».

Considérant que ce vœu a été adopté à l’unanimité lors du conseil d’arrondissement du 3 novembre dernier.

Nathalie Kosciusko-Morizet et des élus du groupe UMP émettent le vœu :

  • qu’une courte indication biographique, intégrant la mention « Juste parmi les Nations », soit ajoutée aux plaques de la rue Remy Dumoncel qui en sont aujourd’hui dénuées ;
  • qu’une plaque commémorative soit apposée sur le bâtiment ou à immédiate proximité du 17 rue Rémy Dumoncel (anciennement 75 rue Dareau), adresse à laquelle se situaient autrefois les bureaux d’où celui-ci organisait ses actions de résistance ;
  • qu’une cérémonie soit organisée à cet effet en mars 2015, permettant au Conseil du 14ème  arrondissement de commémorer comme il le mérite le 70ème  anniversaire de la disparition de Rémy Dumoncel.