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Voeu relatif au Grenier des Grands Augustins à Paris 6e – Décembre 2014

11 février 2015

Déposé par Jean-Pierre LECOQ et les élus du Groupe UMP

Relatif au Grenier des Grands Augustins sis 7 rue des Grands Augustins à Paris 6e

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Considérant l’intérêt historique et patrimonial du Grenier des Grands Augustins qui correspond aux deux derniers étages de l’Hôtel d’Hercule sis 7 rue des Grands Augustins à Paris 6e où Picasso avait son atelier et où il a peint le fameux tableau « Guernica » ;

Considérant que son actuel propriétaire la Chambre Syndicale des Huissiers veut y conduire un projet de création d’une résidence hôtelière haut de gamme ;

Considérant que l’examen de ce projet laisse apparaître que ces deux derniers étages seraient dénaturés par la création de suites et d’appartements ;

Considérant l’émotion légitime que ce projet suscite, notamment après la décision prise à l’unanimité par la Commission régionale des Monuments historiques qui s’est tenue le 13 mai 2014, présidée par le Préfet Daubigny, Préfet de Région Ile-de-France, et à laquelle le Maire du 6e a participé ;

Considérant le dépôt de permis de construire du 5 juillet 2014 qui ne tient aucun compte des décisions de cette commission de classer des éléments de la toiture, l’intérieur des deux derniers étages et l’escalier d’honneur ;

Sur la proposition de Monsieur Jean-Pierre LECOQ, Vice-Président du Conseil général de Paris, Maire du 6e arrondissement, et des élus du Groupe UMP, émettent le vœu que :

  • le permis de construire sus évoqué, pour lequel le Maire du 6e a émis un avis très défavorable, ne soit pas délivré par les services de la Mairie de Paris ;
  • la Maire de Paris, avec le Cabinet du Président de la République qui a souhaité que ce lieu de mémoire soit préservé, engage les négociations nécessaires afin que la volonté commune de la Mairie de Paris et de la Présidence de la République soit respectée ;
  • la Ministre de la Culture, Madame Fleur PELLERIN, demande à ses services et notamment à la responsable de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de respecter les choix de la Commission régionale des Monuments historiques et le propre vote qu’elle a émis ce jour-là.