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Vœu relatif au maintien des casernes de la Gendarmerie Nationale sur le territoire parisien – Février 2016

9 février 2016

Vœu déposé par Philippe GOUJON, Frédéric PECHENARD, Claude GOASGUEN, Marie-Laure HAREL et les élus du groupe les Républicains

Relatif au maintien des casernes de la Gendarmerie Nationale sur le territoire parisien

VU le vœu n°45 du groupe UMP déposé au Conseil de Paris d’avril 2015 et rejeté par l’exécutif

Considérant que les forces armées sont pleinement mobilisées dans le cadre du dispositif Sentinelle pour assurer la sécurité des espaces publics parisiens ;

Considérant les besoins importants pour assurer la sécurité des grands évènements internationaux qui se tiendront à Paris cette année, en premier lieu l’Euro 2016, face à une menace terroriste toujours aussi forte ;

Considérant que les hommes ainsi déployés sont parfois hébergés dans des conditions insalubres, certains étant obligés de s’abonner à une salle de sport pour avoir accès à une douche ;

Considérant qu’il s’agit là d’un manque de reconnaissance inacceptable pour des hommes exténués par les nombreuses missions et souvent éloignés de leur famille pendant de longues semaines ;

Considérant le rôle important joué par la Gendarmerie Nationale lors des deux vagues d’attentats qui ont endeuillé la capitale en 2015, en particulier le GIGN ;

Considérant que les casernes Exelmans et des Minimes sont des propriétés de la Ville de Paris louées par l’État dans le cadre de baux expirant fin 2019 ;

Considérant que la Mairie de Paris exige de la Gendarmerie Nationale qu’elle libère ses casernements avant la fin du bail pour l’horizon 2017 pour y créer du logement social principalement ;

Considérant que la surface de ces casernes, 11.800 m2 au total, devrait prioritairement être affectée au logement des gendarmes et des militaires de l’opération Sentinelle appelée à durer ;

Sur proposition de Philippe GOUJON, Frédéric PECHENARD, Claude GOASGUEN, Marie-Laure HAREL et des élus les Républicains, émet le vœu :

  • que la Ville de Paris renonce à la libération anticipée des casernes Exelmans et des Minimes pour garantir la pleine capacité de la Gendarmerie Nationale et des forces de l’ordre à assurer la sécurité de Paris avec l’aide de l’armée ;
  • que la Ville de Paris étudie la possibilité de transformation de bâtiments sur ces sites en casernements pour héberger les soldats de l’opération Sentinelle.