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Voeu relatif aux rénovations prévues au théâtre du Châtelet – Mars 2015

11 mars 2015

Présenté par Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Legaret,Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Thierry Hodent, Danièle Giazzi et les élus du groupe UMP



Relatif aux rénovations prévues au théâtre du Châtelet

Considérant la délibération DPA 28 sur les modalités de passation de marché pour la rénovation du Théâtre de la Ville votée en Conseil de Paris en Février dernier et l’absence de discussion ou de délibération concernant le théâtre du Chatelet  ;

Considérant que sur le site de la Ville de Paris, il est fait état d’une enveloppe de travaux de 26 millions pour le Théâtre de la Ville et de 26,5 millions pour le Théâtre du Châtelet ;

Considérant que Bruno Julliard a annoncé publiquement fin décembre que les travaux au Châtelet étaient de « moindre importance » et pourraient durer « un an et demi » ;

Considérant que  qu’il est précisé sur le site de la ville de Paris que les travaux s’étendront en réalité de septembre 2016 à l’été 2018 pour le Théâtre de la Ville (2 saisons complètes), et de janvier 2017 à l’été 2019 pour le Théâtre du Châtelet (2 saisons et demie) ;

Considérant qu’il est précisé sur le site de la Ville de Paris que : « Durant cette période, le Théâtre de la Ville pourra poursuivre sa programmation très diversifiée en utilisant sa seconde salle aux Abbesses à Montmartre. Pour le Théâtre du Châtelet, devenu sous la houlette de Jean-Luc Choplin le temple de la comédie musicale, aucune solution de remplacement ne semble être possible. » ;

Considérant que la Ville de Paris ne peut se satisfaire que deux de ses plus grands théâtres en cœur de ville soient fermés en même temps et sans réelle solution alternative envisagée ;

Considérant que trois membres du Conseil d’administration du théâtre du Châtelet ont démissionné en février 2015 dont le président, Jérôme Clément ;

Considérant que Jérôme Clément précise dans sa lettre de démission que si les travaux étaient souhaités par tous, Bertrand Delanoë, alors Maire de Paris, avait demandé au Conseil d’administration de se pencher sur leurs natures, leur montant et leur faisabilité sans fermeture du lieu ;

Considérant que  « des sujets essentiels ne sont pas traités », à savoir : le « calendrier précis », « l’avenir du Théâtre pendant la fermeture », la « durée des travaux » ;

Considérant que selon le conseil d’administration le montant des travaux envisahés pouvait atteindre jusqu’à 90  millions et que la Ville de Paris annonce un chiffre de 26,5 millions sans donner aucun détail ;

Considérant que, par ailleurs, les salariés du théâtre du Châtelet sont dans l’attente de connaître leur situation ;

Considérant qu’enfin, ce sont les publics, l’image de Paris et l’offre artistique offerte dans la capitale qui sont en jeu ;

Considérant que l’adjoint à la culture de la Ville de Paris ne saurait se satisfaire d’une situation qu’il juge lui-même « préoccupante » ;

Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Legaret, Céline Boulay-Esperonnier, Stéphane Capliez, Grégoire Chertok, François-David Cravenne, Catherine Dumas, Nathalie Fanfant, Thierry Hodent, Danièle Giazzi demandent à la Maire de Paris

  • de clarifier :
    –   la gouvernance du théâtre du Châtelet en tant qu’organe de décision et de définition de la politique générale du théâtre et notamment dans la conduite des travaux qui vont avoir lieu ;
    –   la répartition entre les études et les travaux ainsi que les détails poste par poste des travaux envisagés;
    –   le calendrier prévisionnel des travaux du Théâtre du Châtelet
  • de co-organiser avec le Conseil d’Administration du théâtre un débat public qui permette aux publics du théâtre d’être consultés en amont sur les différentes options envisagées :
    –   la fermeture pure et simple du lieu pendant des travaux concomitants dans les deux lieux ;
    –   une fermeture alternée entre le théâtre de la Ville et le théâtre du châtelet qui permette au quartier d’avoir un lieu ouvert sur les deux (lieu qui pourrait d’ailleurs accueillir quelques programmations du théâtre d’en face et vice-versa) ;
    –   une installation – comme on l’a vu de l’Odéon aux Ateliers Berthier ou de la Comédie-Française au théâtre éphémère – dans un lieu alternatif créé ou non pour l’occasion, dans Paris (on pense au 104 d’emblée mais peut-être y a-t-il d’autres idées) ou en petite couronne dans le cadre de la valorisation de la Métropole du Grand Paris.